Maroc:
Emeutes et vandalisme menacent la stabilité du royaume

0
54

Le Maroc est au bord de l’éclatement. Depuis plusieurs jours, une vague d’émeutes urbaines, nourrie par la famine, la cherté de la vie et un profond sentiment de marginalisation, s’est propagée à travers villes et villages.

La contestation, initialement axée sur des revendications sociales légitimes, a dégénéré en violences extrêmes, mettant en échec l’appareil sécuritaire et soulevant des questions graves sur l’avenir de la monarchie. Le désespoir accumulé par des familles lasses des inégalités et de la corruption s’est mué en une fureur incontrôlable. Des saccages d’institutions publiques et de magasins ont été signalés. Les routes sont bloquées par des barrages de fortune érigés par des manifestants démontrant les forces de l’ordre en déroute. En effet les forces de sécurité, accusées d’user de brutalités policières et de tortures lors des centaines d’arrestations, semblent dépassées. Des scènes sidérantes montrent des policiers fuyant devant une pluie de cailloux et d’objets contondants. La colère populaire s’est manifestée par la destruction de symboles de l’autorité : des dizaines de voitures de police ont été incendiées.

Un État Démuni Face à la Colère Sociale

Au-delà de la crise de la cherté de la vie, le sentiment d’injustice est exacerbé par des décisions politiques et un État policier qui privilégie une caste au détriment du citoyen.Toutes les villes et tous les villages se sont soulevés contre la marginalisation généralisée. La colère est attisée par des accusations de destruction des maisons de citoyens qui se content par centaines au profit de projets immobiliers, souvent associés à des intérêts juifs ou à des groupes liés à la monarchie. Les allégations de spoliation foncière au profit de certaines communautés (notamment au détriment des familles locales) ont créé un « ras-le-bol » généralisé, transformant le pays en une véritable poudrière. Dans ce contexte de crise extrême, l’absence d’une présence et d’une voix royale forte pour apaiser les tensions alimente l’incertitude et les rumeurs. Le roi observant un silence olympien depuis sa résidence de paris accentue la colère des populations. La répression et les tortures dénoncées par les associations de défense des droits humains n’ont fait qu’attiser les flammes de la révolte, créant un climat de quasi-éclatement. Le compte à rebours semble avoir commencé pour ce modèle politique à bout de souffle.

La Riposte de l’APS aux Manœuvres de Diversion Marocaines

Face à cette catastrophe politique et sociale, certains cercles marocains ont vainement tenté de manipuler la population en détournant la colère populaire contre l’Algérie. L’Agence Presse Service (APS) algérienne, a publié une riposte cinglante. L’APS dénonce avec la plus grande fermeté les « tentatives désespérées et pitoyables » des médias et des officiels marocains visant à attribuer à l’Algérie la responsabilité de leur crise interne. « Face à l’incapacité criante du pouvoir marocain à répondre aux besoins fondamentaux de son peuple – le pain, l’eau, les soins –, il cherche, comme à son habitude, un bouc émissaire extérieur. Le régime monarchique, en écho à sa propagande médiévale, tente vainement de faire porter le chapeau de la révolte sociale et de la misère à l’Algérie, » stipule le communiqué. L’APS souligne que les scènes d’anarchie, la famine et l’écroulement des institutions sont le résultat direct de décennies de politiques néolibérales et d’une gouvernance autocratique qui ont creusé l’abîme entre le Palais et les citoyens. « La jeunesse marocaine n’est pas manipulée par l’Algérie ; elle réclame son droit légitime à la dignité et à la justice. Nous exhortons le pouvoir marocain à cesser ses manœuvres de diversion puériles et à se concentrer sur la fin de la répression et l’ouverture d’un véritable dialogue national, seul moyen d’éviter le scénario de l’éclatement que leur propre politique» Avec cette manipulation, le Maroc et certains de ses relais régionaux, rapporte l’APS,  tentent, par des actions désespérées, de déstabiliser les deux pays les plus stables du Maghreb : l’Algérie et la Tunisie.  Cette offensive ne trompe pas: elle vise à compenser la fragilité interne du Makhzen en cherchant à affaiblir ses voisins. L’Algérie est consciente de ses propres défis et les affronte à travers ses institutions, son modèle social et son unité nationale.  Les appels relayés depuis l’étranger, comme ceux annoncés pour le 3 octobre, ne relèvent pas d’un mouvement spontané, mais d’une tentative de déstabilisation importée. Derrière les slogans et hashtags, c’est une stratégie de dislocation qui se cache. La réponse se trouve dans la vigilance, l’unité nationale et le renforcement constant du modèle social algérien. Le Makhzen aurait tort de prendre ses rêves pour des réalités: l’Algérie n’est pas le Maroc, et elle dispose des ressources politiques, sociales et historiques pour défendre sa cohésion contre toute tentative d’ingérence extérieure. conclut l’agence algérienne.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici