Double choc diplomatique:
Le Maroc en pleine dérive face à la question sahraouie et les tensions sociales

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Le Royaume du Maroc traverse une crise politique et diplomatique majeure, marquée par une série de revers retentissants qui mettent en lumière la fragilité de sa position internationale et les tensions internes croissantes. Le cumul de l’annonce de l’ONU réaffirmant le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui et les déclarations claires du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, sur la question du Sahara occidental, constitue un double choc pour Rabat. Dans le même temps, les projecteurs se tournent vers l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025, perçue non comme une fête sportive, mais comme une tentative désespérée de diversion face à une dérive politique nationale. Le Maroc a reçu un double camouflet international de la part de l’ ONU et de  Lavrov/ en effet le récent rapport du Secrétaire général de l’ONU, prolongeant le mandat de la MINURSO jusqu’à fin octobre 2025, a rappelé la seule référence légale au conflit à savoir la nécessité de parvenir à une solution politique qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité. Ce rappel constant du droit international est un coup dur pour le Maroc qui tente d’imposer son plan d’autonomie comme seule option. Ce revers onusien a été immédiatement suivi par les propos de Sergueï Lavrov. Le chef de la diplomatie russe a réaffirmé que la position de Moscou reste fondée sur les résolutions de l’ONU, qui prônent l’autodétermination. M. Lavrov a clairement indiqué que la Russie ne considère pas le dossier comme clos tant qu’un accord « acceptable pour toutes les parties » n’est pas conclu, soulignant que le référendum reste l’instrument légitime pour l’exercice du droit à l’autodétermination. Face à cette clarté russe, le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, est apparu contraint à une gymnastique verbale. Il tente de détourner ces propos à son profit, cherchant à faire croire à la population marocaine que la Russie ouvre la voie au plan d’autonomie. Cette tentative de leurrer les sujets marocains sur la réalité de la position russe – qui n’a jamais explicitement soutenu le plan d’autonomie – expose l’embarras diplomatique de Rabat. L’Éclipse Royale est perçue comme un signe de faiblesse sur la scène globale. En effet  cette absence prolongée et l’effacement du Roi du Maroc sur la scène internationale, notamment lors des moments critiques de cette crise diplomatique, est un facteur clé de la faiblesse du Maroc. Le manque de leadership au sommet dans les forums mondiaux renforce l’impression que la politique étrangère marocaine est en pilotage automatique et dans la dérive. La dépendance du Royaume vis-à-vis des reconnaissances unilatérales comme celle des États-Unis sous l’administration Trump et l’incapacité à rallier les puissances majeures Chine et Russie à sa cause révèlent une fragilité structurelle de sa politique saharienne.

La CAN 2025 : Masque d’une réalité sociale en ébullition

Alors que Rabat tente de se poser en puissance sportive en organisant la CAN 2025, la réalité sur le terrain est tout autre. Des rapports récents d’organisations internationales des droits de l’homme font état d’une répression violente des manifestations au Maroc. Des citoyens, revendiquant de meilleures conditions de vie et de santé, font face à la force. Ces mouvements de protestation, symptomatiques d’un malaise social profond, démontrent que le gouvernement préfère investir des milliards dans des stades de football plutôt que dans le tissu social. La Confédération Africaine de Football (CAF) aurait, selon certaines sources, refusé l’inclusion de villes du Sahara occidental comme hôtes de la CAN 2025. Cette décision, est un autre camouflet sportif qui vient confirmer la non-reconnaissance internationale de la souveraineté marocaine sur ce territoire, même dans le domaine symbolique du sport. En s’accrochant à l’organisation de la CAN, le pouvoir marocain cherche à créer un écran de fumée pour masquer sa dérive politique, sa gestion autoritaire des affaires internes et son isolement diplomatique croissant sur la question sahraouie. Le Maroc semble s’enfoncer dans une impasse, où la politique de la fuite en avant remplace le respect du droit international et la reconnaissance des aspirations légitimes du peuple sahraoui.

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