Par Kheireddine Boukhalfa—/—Le gouvernement a décidé d’accorder une place centrale à la sécurité publique dans le projet de loi de finances 2026. Selon les dispositions du texte, la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) bénéficiera d’une hausse significative de son budget de fonctionnement, porté à 563 milliards de dinars, soit plus de 56.000 milliards de centimes. Cette enveloppe vise à renforcer les capacités opérationnelles et logistiques des services de police à travers tout le territoire national. En effet, une large part de ces crédits supplémentaires sera consacrée à l’extension du maillage sécuritaire. L’objectif du gouvernement est clair : garantir une couverture policière optimale dans toutes les wilayas, daïras et communes du pays, afin d’assurer la protection des citoyens et de leurs biens. Les nouveaux fonds permettront également de moderniser les équipements techniques et logistiques des forces de l’ordre. Cela inclut notamment le renouvellement du parc automobile avec l’acquisition de véhicules de moyenne cylindrée, l’amélioration des infrastructures à travers la construction de centres de sécurité routière, de postes avancés, de sièges de sûreté urbaine et de commissariats de wilaya, ainsi que la création d’unités mobiles et sectorielles. Aussi, une partie du budget sera orientée vers des acquisitions spécifiques, telles que des systèmes d’inspection portables à rétro-diffusion, ainsi que du matériel de bureau destiné aux différents services de la DGSN. Ces équipements visent à améliorer les conditions de travail des policiers et à optimiser les capacités d’intervention sur le terrain. Le projet de loi de finances 2026 consacre également une attention particulière au déploiement du système de vidéosurveillance au niveau de la capitale. Le gouvernement entend ainsi finaliser le réseau de caméras de sécurité d’Alger, déjà bien avancé, afin de faire de la métropole l’une des capitales les plus sûres et les plus modernes du bassin méditerranéen. Actuellement, 1835 caméras sont déjà opérationnelles dans le cadre de la première phase du projet, tandis que 5592 autres sont prévues dans la deuxième phase. Ce vaste réseau permettra de surveiller à distance les espaces publics et les infrastructures sensibles, tout en facilitant la gestion du trafic routier, la détection des infractions, et le suivi des activités suspectes. Ce dispositif de surveillance est conçu pour fonctionner en réseau interconnecté, contrôlé depuis différents centres de supervision. Les services de police spécialisés pourront ainsi coordonner les interventions en temps réel, gérer les situations de crise et assurer une réactivité accrue en cas d’incident. Le gouvernement mise sur la centralisation et l’unification des systèmes de contrôle au niveau national et local pour garantir une efficacité maximale et une meilleure coordination entre les unités. En augmentant le budget alloué à la Sûreté nationale, l’État réaffirme sa volonté de moderniser le dispositif sécuritaire et de renforcer la prévention contre la criminalité sous toutes ses formes. Cette politique traduit une orientation claire : protéger durablement les citoyens tout en dotant les forces de l’ordre des moyens technologiques et humains nécessaires pour répondre aux nouveaux enjeux de sécurité du pays.
