La nouvelle session du « Processus d’Oran » revêt « une importance particulière »

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La 12e session du séminaire de haut niveau sur la paix et la sécurité en Afrique, « Processus d’Oran », tenue à Alger lundi et mardi, revêt « une importance particulière », dans la mesure où elle a mis en lumière les principaux défis auxquels fait face l’Afrique, a affirmé le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf.
« Cette session revêt une importance particulière, car elle a mis en lumière les principaux défis politiques et sécuritaires auxquels notre continent africain fait face à ce jour », a-t-il souligné dans une allocution prononcée à la clôture des travaux du séminaire. Jugeant ces défis « préoccupants », M. Attaf a estimé que ceux-ci « exigent que nous tirions la sonnette d’alarme et réveillons en nous le sens du devoir continental et l’esprit de responsabilité collective », soulignant que ces défis se manifestent actuellement par une série de grands risques qui « s’entrelacent et forment une triade qui domine le paysage sécuritaire de tout le continent ». « Il s’agit de la triade constituée des changements anticonstitutionnels de gouvernements, du fléau du terrorisme et du phénomène des interférences extérieures », a-t-il expliqué. Il a déploré, à ce titre, la fréquence des changements anticonstitutionnels de gouvernements devenus, malheureusement, « une scène familière en Afrique », au point où l' »Union africaine (UA) a récemment été contrainte de suspendre l’adhésion de deux pays dans un délai de seulement quarante-deux jours ». Le fléau du terrorisme « a pris de l’ampleur, jusqu’à s’imposer comme la principale menace dans la région du Sahel, où il a pris le contrôle de vastes étendues de territoire et s’est érigé en autorité de facto », a-t-il regretté. Le ministre d’Etat a estimé que les interférences extérieures « ont éclipsé de nombreux foyers de tensions, de crises et de conflits en Afrique, au point que les clés de la résolution des conflits se trouvent souvent entre les mains d’acteurs étrangers, et non des parties locales, propriétaires de la terre, du pays, de la souveraineté et de la décision ». M. Attaf a souligné « l’impératif de repositionner l’Union africaine comme un acteur central dans la prévention des crises et la résolution des conflits ». Un point qui figure parmi les conclusions des débats tenus lors de cette session. A cet égard, le ministre d’Etat a plaidé pour des « solutions africaines aux problèmes africains », un principe qui s’impose aujourd’hui, non seulement comme « une ambition légitime », mais comme « un choix stratégique qui permettra de protéger notre continent des risques liés aux polarités internationales actuelles ». Dans cette optique, il a jugé « essentiel » de renforcer la relation complémentaire entre le Conseil de paix et de sécurité africain, d’une part, et les membres africains du Conseil de sécurité des Nations unies, d’autre part. « Cette question a occupé une place importante dans les débats et délibérations de cette édition du Processus d’Oran », a-t-il indiqué. Par ailleurs, M. Attaf a salué la participation « remarquable » et de « grande qualité et poids » au séminaire, qui constitue « une preuve éloquente de l’écho et de l’intérêt croissant que suscite désormais le Processus d’Oran » tant au niveau continental qu’international. Il s’est félicité, à l’occasion, de la participation, pour la première fois, de représentants des pays élus au Conseil de sécurité des Nations unies en dehors du continent africain. L’Algérie considère ce dynamisme renouvelé et croissant comme « une source de fierté et de motivation, alors qu’elle mène cette démarche continentale visant à unifier la voix de l’Afrique et à renforcer son influence et son écho au sein du Conseil de sécurité des Nations unies et dans tous les forums internationaux multilatéraux », a-t-il dit. Il a estimé, à ce propos, que le « Conseil africain doit améliorer sa performance en matière de gestion des questions de paix et de sécurité sur notre continent » et que « les trois membres africains du Conseil de sécurité des Nations unies ont également la responsabilité de suivre cette performance et de garantir que ses résultats et ses effets se répercutent au niveau international ». « Notre expérience, ainsi que celle de nos frères africains au Conseil de sécurité, a pleinement confirmé l’importance de renforcer le lien intégrateur et existentiel entre notre organisation continentale et ses représentants au sein du Conseil de sécurité des Nations unies. Ces expériences ont démontré, et continuent de démontrer, que la différence réside dans un choix unique: celui de l’unité », a-t-il ajouté. L’unité du groupe africain au sein du Conseil de sécurité des Nations unies, a-t-il poursuivi, « lui confère du poids, de la crédibilité, de la force et de la stabilité face aux divergences, aux polarités et aux divisions ». De même, l’unité du groupe africain au Conseil de sécurité des Nations unies « lui donne une voix forte, un discours décisif et une influence marquante, chaque fois que des questions de paix et de sécurité en Afrique sont en jeu ». « Maintenir l’unité du front africain et l’unité de la voix africaine a constitué, en soi, l’un des objectifs majeurs de notre engagement lors de l’adhésion de l’Algérie au Conseil de sécurité », a-t-il soutenu, saluant, à l’occasion, la République de Mozambique, la République de Somalie et la République de Sierra Leone qui ont partagé avec l’Algérie ce « noble objectif ». Il a salué également la République de Guyana, qui  » a renforcé la portée de la voix africaine et a élargi son écho au sein du Conseil de sécurité en y apportant la voix de la région des Caraïbes, en tant que sixième région de l’Afrique ». Soulignant l’importance du principe d’unité africaine qui résume en lui-même l’essence de l’expérience algérienne au sein du Conseil de sécurité des Nations unies, le ministre d’Etat a conclu son discours en rappelant les paroles du défunt leader africain, Julius Nyerere, qui disait : « L’unité ne nous rendra peut-être pas riches, mais elle rendra difficile pour l’Afrique et les peuples africains d’êtr

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