L’Algérie , la France et l’Europe:
De nouvelles règles introduites dans les relations

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L’Algérie ne se considère plus comme vassale de la France et de l’Union européenne. Elle s’est libérée pogressivement de toutes les pressions exercées à son encontre sur le plan économique mais aussi politique. On discute à présent d’égal à égal et plutôt en aparté. Ce changement de la donne ne plait pas à cette France en perte d’influence au sein de l’UE.
Emmanuel Macron a beau s’égosiller en voulant à tout prix que la voix de la France reste audible, on ne l’écoute plus. C’est l’Allemagne qui a pris le relais et son opinion est de plus en plus écoutée. Le couple franco-allemand qui existait au temps d’Angéla Merkel n’existe plus, du moins en ce qui concerne l’économie. On l’a constaté avec le Mercosur dont le traité vient d’être signé par une majorité qualifiée en ne tenant nullement compte de l’opposition de la France. La France de Macron est également disqualifiée à travers le monde. On l’a également constaté lors du voyage officiel en Chine du président français qui voulait, au nom de l’Europe, parler d’égal à égal avec XI jin Pin mais qui, trouva, en face de lui, un président chinois inflexible et à certains égards sarcastique envers cette France en perte de vitesse. Coté algérien, le président Tebboune s’est déja fait une idée précise concernant son homologue français. Le retournement de casque opéré par ce président au sujet du Sahara occidental a été un puissant révélateur d’un comportement dont il fallait à l’avenir d’en méfier. La prise de distance de l’Algérie vis à vis de la France a commencé à Bari, cette ville italienne qui abrita un sommet du G7où le président algérien a été convié comme invité d’honneur par la présidente italiene du conseil, Georgia Meloni. S’ensuivirent alors une série d’évènements qui étaient manifesement hostiles à l’Agérie. Inutile de revenir là dessus car tout le monde les connait. Aujourd’hui les relations d’Etat à Etat entre l’Algérie et la France sont au point mort. Il y a absence de représentation diplomatique de haut niveau, les contacts entre les membres des deux gouvernements sont suspendus même si officiellement on ne les déclare pas comme tels. Laurent Nunez le ministre français de l’intérieur qui avait annoncé, à maintes reprises vouloir venir à Alger pour relancer le dialogue entre les deux pays est devenu brusquement silencieux, on ne l’entend plus parler de ce voyage. Coté médias français, à l’exception de CNEWS la chaine la plus anti algérienne de France, c’est le silence complet. Coté algérien c’est la meme chose. On ne daigne plus accorder de l’importance à ce qu’on dit de l’autre côté de la Méditerranée. Un consensus sur une situation de fait s’est établi sans que personne ne l’ait délibérément actionné. En fait en France tout comme en Algérie on a fini par comprendre qu’une page de relations qui ont duré 63 ans est définitivement tournée. Le passé colonial mis en quarantaine pendant un moment a été soldé par la promulgation d’une loi le criminalisant. Que reste t-il donc à discuter ? Pratiquement plus rien. Les relations entre l’Algérie et la France on peut les assimiler à celles régissant la Croatie à l’Algérie ou à n’importe quel pays de l’Union européenne, laquelle n’a pas réussi à imposer ses décisions à cette Algérie qui a choisi la voie de la fragmentation en préférant discuter au cas par cas et avec un pays européen à la fois un modèle de rapports mutuellement bénéfiques.

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