Rapatriement des sans papiers algériens
Une lecture erronée des médias français

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La décision prise par le président Tebboune de faciliter le rapatriement des sans papiers algériens grâce à une régularisation consulaire permettant à ces derniers de faire valoir leurs droits, s’ils veulent obtenir un titre de séjour, ou le cas échéant retourner au pays en étant sûrs qu’il ne leur sera rien reproché .
Cette mesure que vient de prendre le chef de l’Etat est sa réponse personnelle, en dehors de toute demande extérieure provenant de qui que ce soit ou d’une quelconque pession. Pour le président de la république, cette décisionqu’il vient de prendre est avant tout une affaire de dignité? Pour le chef de l’Etat il est devenu impensable que nos compatriotes ayant choisi de quitter leur pays sur l’illusion de trouver une sorte d’Eldorado en France et dans le reste de l’Europe se trouvent dans un état de précarité indigne, rasant la plupart du temps les murs et se cachant en permanence pour ne pas etre arrétés par la police. Sans parler de ces centres de rétention administrative où des centaines, voire des milliers d’entre eux sont internés. Une situation déplorable qui nuit à l’image de cette Algérie nouvelle qui est en train de relever de multiples défis. Le plus important d’entre eux concerne la restauration de la dignité du citoyen algérien, selon qu’il se trouve chez lui ou à l’étranger et particulièrement en France où le nombre de nos ressortissants est le plus élevé. Cette décision digne et salutaire pour un grand nombre de nos compatriotes qui avaient rejoint l’autre rive de la Méditerranée sans aucun papier en poche pour éviter leur expulsion vers leur pays est perçue différemment par les médias français qui ont détourné la décision du président Tebboune de son contexte pour en faire une lecture tendancieuse, la leur, en présentant la mesure prise par le président algérien comme une sorte de fléchissement du président algérien, selon les commentateurs de l’info des chaines télé françaises, privées ou publiques qui pensent que c’est à cause de «l’isolement de l’Algérie sur le plan régional (Sahel) et de la victoire diplomatique à l’ONU du Maroc concernant la «reconnaissance» de la «marocanité» du Sahara occidental que le président algérien acculé a pris une telle mesure, espérant que grace à celle–ci il rétablirait le contact suspendu avec la France et romprait en même temps son isolement sur le plan européen» On assiste là à l’analyse la plus stupide que font ces médias français sur cette décision de régulariser la situation admnistrative de nos ressortissants qui n’ont pas commis d’actes repéhensibles par toutes les lois du monde, à savoir les crimes de sang, d’actions liées au terrorisme, de trafic de drogue et d’autres faits condamnables. Il se trouve que ces sans papiers algériens qui n’ont rien à se reprocher, hormis le fait, qu’ils n’ont pas de documents les identifiant clairement, sont classés par la France sous cette catégorie infamante d’OQTF, laquelle concerne le plus souvent les Algériens beaucoup moins les ressortissants d’autres pays, Maroc en tête, dont on n’accorde qu’une importance toute relative. A présent que l’Algérie de sa propre initiative vient de résoudre ce problème des sans papiers, la France n’a plus rien d’autre à faire endosser à l’Algérie. Si! Selon Stéphane Romanet, l’ambassadeur en titre de France en Algérie qui a été rappelé à Paris depuis des mois, Paris aurait encore trois choses à reprocher à Alger. La première concerne la loi criminalisant la colonisation française en Algérie. La sconde concerne la détention jugée « arbitraire » de Christophe Gleizes, le journaliste condamé à sept ans de prison. La trosième enfin concerne ce que Romanet qualifie «d’ostracisme» économique envers les entreprises françaises oeuvrant ou voulant oeuvrer enAlgérie. En fait la France n’a toujours pas compris que cette Algérie qu’elle considérait comme sa chasse gardée a depuis des années volé par ses propres ailes.

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