Par Kheireddine Boukhalfa—/—
L’expertise de l’Algérie en matière de lutte contre le terrorisme continue de susciter une reconnaissance internationale de haut niveau. Devant la Commission des affaires étrangères du Sénat américain, le haut responsable du département d’État, Robert Palladino, a qualifié l’Algérie de « pilier essentiel de la stabilité régionale », mettant en avant son rôle déterminant dans la sécurisation de l’espace Moyen-Orient–Afrique du Nord. En effet, intervenant dans le cadre d’une audition consacrée aux efforts américains de prévention du terrorisme et à la protection des intérêts des États-Unis à l’étranger, le responsable américain a souligné l’importance de l’action menée en amont par Washington à travers le renforcement de la coopération sécuritaire avec les pays de la région. Cette stratégie repose notamment sur des programmes de formation et de partenariat impliquant plusieurs États nord-africains, dont la Tunisie, le Maroc, l’Égypte et, en première ligne, l’Algérie. D’ailleurs, selon Robert Palladino, l’Algérie se distingue par une expérience singulière et une expertise éprouvée dans la lutte contre le terrorisme, acquises au fil des années et aujourd’hui reconnues non seulement par ses partenaires régionaux, mais aussi par des organisations internationales, continentales et régionales. Une expertise que de nombreux pays confrontés à la menace terroriste cherchent désormais à comprendre et à reproduire. Alger contribue activement à cet effort collectif à travers divers mécanismes de coopération et de concertation sécuritaire, en lien direct avec la lutte contre l’extrémisme violent. Le responsable du département d’État a également rappelé, devant les sénateurs de la sous-commission chargée du Proche-Orient, de l’Asie du Sud, de l’Asie centrale et de la lutte contre le terrorisme, que la reconnaissance africaine du rôle de l’Algérie s’est concrétisée par la désignation du président de la République algérienne en tant que champion de l’Union africaine pour la prévention et la lutte contre le terrorisme, fonction créée en 2017. Dans un contexte marqué par la réorientation stratégique des États-Unis vers l’hémisphère occidental et la région indo-pacifique, Washington compte désormais sur les pays d’Afrique du Nord pour capitaliser sur leurs acquis sécuritaires et diffuser leurs meilleures pratiques au sein de leur voisinage régional. Une responsabilité que l’Algérie est appelée à assumer pleinement, au regard de son influence et de son savoir-faire reconnus. Les relations algéro-américaines dans le domaine sécuritaire s’inscrivent, par ailleurs, dans un cadre structuré, fondé sur des accords de partenariat, d’échanges en matière de sécurité et de coopération, ainsi que sur un dialogue stratégique régulier. L’Algérie est particulièrement sollicitée pour son approche de la question sécuritaire en Afrique, notamment dans la région du Sahel, où les défis liés au terrorisme demeurent préoccupants. Évoquant le contexte des années 2010, Robert Palladino a rappelé que l’Afrique du Nord faisait alors face à une menace terroriste majeure, ayant coûté la vie à des milliers de personnes, y compris des ressortissants américains, du Maroc à l’Égypte. En réaction, les États-Unis ont engagé d’importants investissements afin de renforcer les capacités de leurs partenaires régionaux dans la lutte contre le terrorisme. Ces efforts conjoints ont, selon lui, porté leurs fruits. Plusieurs pays de la région sont parvenus à affaiblir significativement les organisations terroristes actives sur leur territoire.
