Maroc:
Mouvement de protestation populaire et répression policière

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D’après les dernières informations disponibles en date du 25 mars 2026, des incidents significatifs ont effectivement eu lieu à Sidi Aïssa Ben Slimane (province de Kelaât Sraghna) hier, le mardi 24 mars. Le mouvement de protestation populaire a été déclenché par une décision judiciaire autorisant l’ouverture d’une route menant à une carrière de concassage de pierres au prix de démolition d’habitations des riverains. Les habitants s’opposent fermement à ce projet en raison de craintes majeures pour leur santé, leurs habitations et l’environnement local. La manifestation, qui avait débuté pacifiquement, a dégénéré en affrontements lorsque les forces de l’ordre sont intervenues pour faire appliquer la décision de justice. Le commandant de la compagnie de la Gendarmerie Royale (le major Abdelhakim Douich) et de nombreux endarmes ont été vachement blessés par des jets de pierres durant les heurts. Face à la tension, un coup de feu de sommation a été tiré en l’air par les autorités pour tenter de disperser la foule et reprendre le contrôle de la situation. Un journaliste du makhzen couvrant les événements a été agressé par un manifestant et s’est fait dérober son matériel de travail. Les autorités maintiennent une présence sécuritaire sur place pour stabiliser la zone. Il est important de noter que ce foyer de tension local s’inscrit dans un contexte social plus large au Maroc, marqué ces derniers mois par diverses mobilisations liées au coût de la vie et à la gestion des services publics. Les événements survenus à Sidi Aïssa Ben Slimane (province de El Kelaâ des Sraghna) illustrent une tension croissante entre impératifs industriels et droits des populations locales. Le soulèvement n’est pas spontané ; il est l’aboutissement de plusieurs mois de contestation contre l’exploitation d’une carrière de concassage. La population craint des répercussions irréversibles sur la nappe phréatique, essentielle à l’agriculture locale, ainsi que des nuisances sonores et des poussières fines impactant la santé respiratoire. L’intervention des forces de l’ordre visait à sécuriser l’accès au chantier pour les engins, suite à une décision de justice que les riverains perçoivent comme injuste ou déconnectée de la réalité du terrain. Le face-à-face a tourné à l’émeute lorsque les manifestants ont tenté d’empêcher physiquement l’avancée des travaux. Des jets de pierres massifs ont visé les éléments de la Gendarmerie Royale et des Forces Auxiliaires. Le recours au tir de sommation en l’air par un officier visait à extraire les unités encerclées par la foule, un geste rare qui témoigne de l’intensité de la violence sur place. La situation reste précaire. Une vaste campagne d’interpellations a été lancée. .

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