Affaire de la privatisation:
15 ans de prison et un milliard de dinars de réparation contre l’ancien ministre Abdelhamid Temmar

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Par Mohamed Tahar Aissani:—/—Le pôle pénal économique et financier de Sidi M’hamed a rendu, ce mardi, son verdict dans l’affaire dite de la « privatisation », l’un des dossiers de corruption les plus suivis ces dernières années. L’ancien ministre des Participations et de la Promotion de l’investissement, Abdelhamid Temmar, a été condamné à 15 ans de prison ferme et à une amende de 8 millions de dinars. La juridiction a également décidé de maintenir le mandat d’arrêt international émis à son encontre. Selon les éléments rapportés par la presse nationale, la présidente de la deuxième section du pôle économique et financier a prononcé des peines différenciées à l’encontre des autres prévenus poursuivis dans ce dossier, en lien avec des faits de corruption liés à la gestion d’actifs publics et à l’octroi d’avantages jugés indus.  Dans le même dossier, un homme d’affaires, propriétaire de la société « Ikhlas », spécialisée dans les moulins et les produits alimentaires, a été condamné à 5 ans de prison ferme et à une amende de 4 millions de dinars, avec confiscation de l’ensemble de ses biens. La cour a également prononcé une peine de 3 ans de prison ferme et une amende de 1 million de dinars contre l’ancien président-directeur général d’une société de gestion des participations de l’Etat ainsi que l’ancien président-directeur général des moulins de Tiaret. S’agissant des personnes morales, la société « Ikhlas » a été condamnée à une amende de 32 millions de dinars. Par ailleurs, Abdelhamid Temmar a été tenu de verser un milliard de dinars à titre de réparation, tandis que les autres condamnés devront s’acquitter solidairement d’un montant équivalent afin de compenser les préjudices et pertes causés par les faits reprochés. Ce verdict intervient après les réquisitions du parquet, qui avait demandé, au cours du mois de juin, une peine de 10 ans de prison ferme et une amende de 1 million de dinars contre l’ancien ministre, tout en sollicitant le maintien du mandat d’arrêt international le visant. Les poursuites engagées contre Abdelhamid Temmar portent notamment sur des accusations de mauvaise exploitation de la fonction, dilapidation de deniers publics, octroi d’avantages indus, trafic d’influence et conclusion de marchés en violation de la législation et de la réglementation en vigueur, dans le but de procurer des avantages injustifiés à des tiers. L’affaire dite de la « privatisation » demeure l’un des dossiers emblématiques traités par le pôle pénal économique et financier, en raison de son lien avec la gestion des biens publics, les opérations de cession d’actifs et les mécanismes d’attribution d’avantages économiques durant les années concernées.

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