Affaire Ayoub Aissou
Des personnes qui ont la rage contre l’Algérie se sont manifestées dernièrement pour porter secours à un Algérien détenu en Espagne à la demande de la justice algérienne, qui reproche à cet individu, dont le nom est Ayoub Aissou, un crime économique. L’homme en question doit être jugé en Algérie et son extradition est amplement justifiée.
Ces personnes en question ne sont pas des inconnues. La plupart d’entre elles ont des accointances avec Israël. Elles sont également connues pour être de fervents soutiens du Maroc. Parmi elles, un certain Arno Klarsfeld, une certaine Célia, et , il ne faut pas s’en étonner, Boualem Sansal. On comprend dès lors leur démarche. En réalité, elles se fichent comme d’une guigne du sort réservé à Ayoub Aissou, détenu en Espagne sur la demande de la justice algérienne. Il doit répondre de son crime économique de corruption à grande échelle, de détournement d’argent public et de possession illégale de biens immobiliers : des motifs suffisants pour que la justice espagnole accède à la demande d’extradition formulée par l’Algérie. Ce lobby anti-algérien, dont les noms ne sont un mystère pour personne, a demandé à Emmanuel Macron d’intercéder auprès de Pedro Sánchez, le chef du gouvernement espagnol, pour qu’il libère Ayoub Aissou et que ce dernier puisse retourner en France. Ils ont travesti, dans leur demande à Macron, la vérité en expliquant qu’il s’agit «d’un opposant au régime algérien». Une énormité ! L’individu en question est un voleur qui avait bâti un empire en exploitant les failles du système oligarchique existant au temps de la présidence d’Abdelaziz Bouteflika, accumulant des biens d’une valeur de plusieurs milliards de dinars qu’il n’aurait jamais dû posséder. Son arrestation en Espagne sur la demande de la justice algérienne, laquelle a fourni un dossier complet à son homologue espagnole pour motiver son extradition, n’est pas celle d’un opposant, mais d’un malfaiteur qui doit répondre de ses crimes devant un tribunal de son pays. La démarche est inattaquable du point de vue juridique. Par ailleurs, il existe une convention d’extradition entre l’Algérie et l’Espagne, pareille à celle qui existe entre la France et l’Algérie. Ceux qui, par ignorance ou en usant d’un mensonge évident, veulent faire croire le contraire en seront pour leurs frais. En effet, il est difficile d’imaginer le président français demander au chef du gouvernement espagnol de «fermer les yeux» sur la demande d’extradition de l’Algérie concernant Ayoub Aissou. Suivrait-il les conseils de gens qui n’ont jamais caché leur ressentiment contre l’Algérie ? Il est évident que non, sachant que s’il le faisait, il envenimerait une fois de plus les relations avec l’Algérie, dont il a eu toutes les peines du monde à rétablir une normalité relative et une confiance encore fragile. Cette cabale, la énième enregistrée contre l’Algérie, n’a aucune chance d’aboutir. Côté espagnol, il paraît inconcevable que Pedro Sánchez, qui vient de rétablir avec l’Algérie un partenariat économique solide, puisse remettre en question ce qu’il vient d’accomplir. Encore une fois, le lobby pro-israélien et le Makhzen auront essayé, mais face à cette Algérie qui s’est imposée comme un partenaire incontournable de l’Union européenne, ils se heurtent déjà à un mur. Quant à cet Ayoub Aissou, présenté comme «opposant», son sort sera réglé en toute légalité en Algérie, non pas en tant qu’«opposant» (qu’il n’a jamais été, car personne n’a jamais entendu parler de lui en tant que tel), mais bien en tant que criminel économique.
