La rupture diplomatique avec les Emirats arabes unis consommée:
L’Algérie a suffisamment attendu pour le faire

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Le président Tebboune a tranché: les relations diplomatiques avec le micro-État appelé Émirats arabes unis sont rompues. L’Algérie aurait pu le faire il y a quelques mois, mais elle a préféré donner des signaux significatifs pour faire comprendre au prince régnant de cet État qu’il ne pouvait pas continuer à jouer le pyromane au Sahel. Face au silence assourdissant de ce dirigeant qui s’est rendu au Maroc, façon de démontrer qu’il a choisi sa voie, l’Algérie a réagi. Ce sont donc deux États faisant partie de la Ligue arabe avec lesquels l’Algérie n’entend plus avoir de rapports au sein de cette organisation. Ces deux pays ont affiché une attitude résolument hostile envers l’Algérie. La rupture diplomatique, suivie de l’interdiction de survol de l’espace aérien algérien, est assurément amplement justifiée. Par ailleurs, deux pays du Sahel, le Niger et le Mali, avec lesquels l’Algérie vient de renouer avec la tradition de bon voisinage, ont été avertis par Alger du jeu sournois que mène cette principauté du Golfe, qui finance à tour de bras tous les groupes terroristes intervenant sur leurs territoires respectifs. Des preuves tangibles ont été fournies aux autorités de ces deux pays du Sahel quant à l’implication des Émirats arabes unis dans un projet de déstabilisation, grâce à la fourniture d’armes et au financement d’activités subversives des mouvements terroristes présents sur le terrain. Le journal britannique Financial Times a publié récemment un article dans lequel il appuie tout ce que l’Algérie a affirmé ces dernières semaines à propos de l’implication directe des Émirats arabes unis au Sahel. Nul doute, en effet, que ce micro-État, comme l’a qualifié le président Tebboune, ait déclaré une guerre sournoise contre l’Algérie, rejoignant ainsi le Maroc et Israël dans une conspiration à trois contre notre pays. La décision algérienne de rompre ses relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis commence à faire du bruit, non seulement à l’échelle arabe, mais également en Afrique, où de nombreux pays sont directement concernés par la montée du terrorisme. Cette rupture constitue donc un signal d’alarme contre les «offres de partenariat» émanant de cette mini-monarchie. On a trop souvent accusé la Russie, à travers le groupe Wagner, de déstabiliser des pays africains pour s’y installer à la place des anciennes puissances coloniales. Tout cela n’est en réalité qu’un écran de fumée, un complot concocté par ce pays du Golfe qui veut s’implanter en Afrique par le biais de sociétés écrans dont il commande les manettes. Abou Dabi et Dubaï sont devenus des centres mondiaux du blanchiment d’argent pour toutes les organisations criminelles et mafieuses de la planète, percevant au passage des pourcentages et des dividendes faramineux. Les Émirats arabes unis veulent partager cette trajectoire avec le Maroc, car tous deux ont la certitude que l’Occident, et en particulier les États-Unis, les protègeront d’une manière ou d’une autre des confrontations qu’ils pourraient avoir à subir. Le bouclier protecteur de ces deux pays se trouve consigné dans les accords dits d’Abraham, signés par eux avec Israël, qui en retour leur fournit tous les renseignements susceptibles d’atteindre leurs objectifs. Il est temps que les autres pays arabes comprennent, en fait, ils le savent déjà mais refusent de réagir. L’Algérie l’a fait, et c’est la meilleure chose qui pouvait arriver à sa diplomatie, de plus en plus appréciée à travers le monde, hormis par ceux qui continuent d’entretenir des objectifs inavoués dont la finalité est subversive.

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