Dans son dernier rapport sur l’état de l’économie algérienne, le FMI salue les perspectives de croissance en nette progression ainsi que le très tres faible endettement extérieur de l’Algérie. Voilà une preuve indiscutable qui dément tous les stéréotypes proférés par la droite et l’extrême droite française à propos de l’Algérie. C’est un puissant camouflet adressé à tous ces détracteurs malveillants et rancuniers. Le plus époustouflant dans tout cela, c’est qu’au moment où l’Algérie se porte plus que bien, la France, de son côté, traverse une zone de fortes turbulences économiques. L’Hexagone affiche un endettement record par rapport à son PIB, avec des échéances de remboursement vertigineuses. La France est aujourd’hui le pays le plus endetté de la zone euro, se trouvant dans une situation financière comparable à celle de la Grèce il y a quinze ans. Lorsqu’elle sollicite des emprunts sur les marchés ou auprès des institutions, elle subit des taux d’intérêt contraignants qui pèsent lourdement sur l’élaboration du budget annuel. Celui de 2027, qui sera débattu prochainement à la Chambre basse française, s’annonce d’ores et déjà extrêmement tendu. Enfin, bref, cette France considérée à tort comme la cinquième puissance économique mondiale ne l’est plus réellement. Pourtant, sur la scène politique, d’aucuns laissent entendre que la situation s’arrangera après avril 2027. On sait pertinemment que c’est faux : la situation de ce pays après l’élection présidentielle de l’année prochaine risque d’être plus critique que jamais. Ce qui n’empêche pas les détracteurs de l’Algérie de présenter notre pays comme insignifiant face au Maroc, un État dont tout le monde sait, y compris en France, qu’il vit sous une perpétuelle perfusion financière. Cette caricature grossière concernant l’Algérie est aujourd’hui battue en brèche non seulement par les experts économiques, mais également par des personnalités politiques de premier plan, à l’instar de Ségolène Royal, qui dénonce avec vigueur ce qu’elle qualifie d’«algérophobie». Le terme prononcé par cette femme politique courageuse, fidèle à sa liberté de ton, est d’une parfaite exactitude. En effet, les nostalgiques de l’Algérie française ont délibérément mis des œillères et bouché leurs oreilles pour refuser de voir et d’entendre les rapports louant les performances de l’Algérie. Pour ces rancuniers d’un autre âge qui refusent d’évoluer, l’Algérie est restée figée dans l’image qu’ils en avaient en 1962. Pour eux et pour les partis qu’ils représentent, les 64 ans d’indépendance de l’Algérie ne comptent pour rien. Le temps, pour ces esprits rétrogrades, «a suspendu son vol», comme l’écrivait Lamartine. Qu’à cela ne tienne : seule la vérité compte, et cette vérité est limpide. De surcroît, elle émane des institutions financières les plus sérieuses et les plus respectées au monde, le FMI et la Banque mondiale, qui proclament à qui veut l’entendre que l’Algérie affiche des indicateurs macroéconomiques remarquables. La France, en revanche, se trouve en bien mauvaise posture. Quelle conclusion doit-on tirer de tout cela ?
