Dans un verdict d’une sévérité exemplaire, la Cour d’Alger a infligé la peine de mort à deux individus reconnus coupables d’avoir introduit clandestinement et commercialisé 144 kilogrammes de drogues de synthèse sur le territoire national. Cette saisie record, équivalant à près de 235 000 comprimés d’ecstasy, illustre l’ampleur effrayante des réseaux criminels démantelés et marque un tournant judiciaire majeur dans la lutte contre le narcotrafic. Cette décision s’inscrit en application directe de la loi 25-03 du 1er juillet 2025 relative à la prévention et à la répression de l’usage et du trafic d’illégaux de stupéfiants et de substances psychotropes. Ce cadre législatif renforcé, couplé à la récente révision du Code pénal, a considérablement alourdi l’échelle des peines, élevant la sanction capitale au rang de réponse pénale systématique contre les têtes de réseaux et les gros volumes d’importation. Alors que les juridictions privilégiaient jusqu’alors la réclusion criminelle à perpétuité, la justice prend désormais toute la mesure du danger en appliquant la sentence suprême. Ce jugement vient confirmer une ligne jurisprudentielle désormais fermement établie par la Cour d’Alger. Dès le mois d’octobre, la même juridiction avait inauguré cette politique de fermeté absolue en condamnant à mort neuf individus dont six en fuite impliqués dans la saisie de 113 kg de cocaïne et de plus de 225 000 comprimés de prégabaline. Cette orientation intransigeante fait écho aux déclarations directes du ministre de la Justice qui, depuis Oran en septembre dernier, avait averti que la peine capitale serait infligée sans hésitation aux trafiquants d’envergure, tout en garantissant le strict respect des voies de recours et des normes du procès équitable. Face à la multiplication des modes d’acheminement clandestins des vols commerciaux aux conteneurs maritimes en passant par des dissimulations ingénieuses dans du fret alimentaire, les autorités ciblent le cœur de ces organisations hautement structurées, articulées autour de l’importation, du stockage et du blanchiment de capitaux.
