Contre les vents contraires:
La feuille de route présidentielle pour une Algérie émergente

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Au cœur d’un paysage géopolitique et économique international souvent sceptique, voire franchement hostile, la trajectoire d’émancipation économique portée par l’Algérie s’impose comme une riposte souveraine et déterminée. S’exprimant devant un parterre d’experts et d’opérateurs économiques lors d’une rencontre d’une portée stratégique, le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a esquissé avec clarté la feuille de route d’un pays décidé à affirmer son autonomie face aux pressions extérieures et aux prospectives pessimistes des institutions financières mondiales. En fixant l’année 2027 comme le pivot fondamental de cette métamorphose globale, le chef de l’État ne se contente pas d’égrener des ambitions chiffrées : il oppose à la rhétorique du doute une réalité industrielle en pleine refonte, capable de substituer la production locale au carcan historique des importations. Cette volonté de rupture s’incarne d’abord par le démantèlement méthodique de la dépendance énergétique et sanitaire, instruments trop souvent utilisés pour fragiliser la stabilité des nations émergentes. Alors que les importations nationales sont déjà passées de 62 à 40 milliards de dollars, l’autonomie industrielle franchit des jalons décisifs : la souveraineté pharmacologique atteint désormais 84 % des besoins nationaux en médicaments complexes, tandis que la mise en service imminente de la raffinerie de Hassi Messaoud mettra un point final aux achats de carburants à l’étranger. Sur le plan manufacturier et agricole, la hausse spectaculaire de la contribution au PIB et la perspective de l’autosuffisance céréalière d’ici 2027 témoignent d’un basculement structurel. Loin des vains effets d’annonce du passé, la vision présidentielle entend bâtir un appareil productif authentique, symbolisé par le pari audacieux d’un véhicule véritablement fabriqué en Algérie d’ici fin 2028, en partenariat avec des industriels allemands et italiens, reposant sur des composants locaux intégrés et non sur le simple assemblage de pièces importées. Face aux rapports de la Banque mondiale qu’il remet directement en cause en instruisant son ministre des Finances d’en faire réexaminer les données, le président Tebboune dresse le bouclier d’une transition économique maîtrisée, opérée sans déstabilisation sociale. Alors que la bascule vers une économie où le secteur privé pèse plus de 85 % aurait pu engendrer des fractures majeures comme ce fut le cas dans d’autres contrées, l’État algérien réaffirme avec véhémence sa dimension sociale inaliénable. La réorganisation du cadre juridique, la mise en place d’un Guichet unique national de l’investissement fort de 13 000 projets concrets et l’interconnexion stratégique via la route transsaharienne vers le Tchad, le Niger et le Mali dessinent les contours d’une Algérie offensive, marchant vers l’objectif ambitieux de 30 milliards de dollars d’exportations hors hydrocarbures à l’horizon 2030, tout en protégeant son marché des dérives spéculatives internes et de l’adversité internationale.

 

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