Allocation touristique de 750 €:
Ce qu’il faut savoir sur le passage obligatoire au paiement électronique

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La réglementation relative au droit de change pour les voyages à l’étranger en Algérie a franchi une étape décisive avec l’entrée en vigueur, le 19 juillet 2026, de l’obligation d’utiliser une carte de paiement internationale. Motivée par la volonté d’enrayer de graves irrégularités et la fuite des devises, cette mesure dématérialisée, entérinée par le Conseil des ministres et actée par l’instruction n° 07-2026 de la Banque d’Algérie, fixe désormais l’allocation annuelle à 750 euros pour les personnes majeures et à 300 euros pour les adolescents de 12 à 18 ans, dans la limite de deux enfants par foyer, le tout sous condition d’un séjour d’au moins sept jours. Transférée une seule fois par année civile et inscrite directement sur le passeport ainsi que sur une plateforme numérique dédiée, cette somme strictement nominative requiert d’associer un compte en dinars à un compte en devises au sein de la même banque émettrice de la carte Visa ou Mastercard. Pour concrétiser leur demande au moins sept jours ouvrés avant la date du départ, les usagers doivent régler la contre-valeur en dinars par un moyen scriptural tout en fournissant un dossier complet comprenant leur titre de transport aller-retour, un justificatif de revenus, le visa le cas échéant et leur passeport. Les parents ont la possibilité de percevoir le droit de change de leurs enfants mineurs sur leur propre carte, mais la rigueur de la loi impose une restitution intégrale du montant sous cinq jours ouvrés en cas d’annulation ou de séjour écourté, sous peine de se voir privé de ce droit pendant cinq ans. Par ailleurs, toute cession de ces montants ou utilisation hors du cadre légal du voyage constitue une infraction à la réglementation des changes passible de poursuites pénales. Sur le terrain financier, les établissements publics et privés rivalisent d’offres pour l’émission des cartes internationales. Si le Crédit populaire d’Algérie (CPA) propose une carte dédiée sans solde minimum en devises mais exigeant un dépôt initial en dinars, la Banque de développement local (BDL) applique une formule sur trois ans assortie de commissions sur transactions. De leur côté, la Banque nationale d’Algérie (BNA) et la Banque extérieure d’Algérie (BEA) ajustent leurs conditions autour de soldes permanents, de frais de confection ou de commissions d’opération, tandis que les banques privées misent sur des délais de délivrance très rapides. Face à ces disparités tarifaires et de gestion, il demeure indispensable d’anticiper l’ouverture des comptes et la demande de carte bancaire bien avant le départ prévu.

 

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