Mila :
Deuxième session de formation des chefs de communes

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Les chefs de communes de la Wilaya de Mila ont entamé, ce dimanche 22 mai, une nouvelle session de formation, la deuxième dans la série de conclaves prévue à leur intention par le Ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales. Animée par des cadres de la Protection civile, cette session a été consacrée à la prévention des risques majeurs. Intervenant à l’ouverture du conclave, le DAL de Mila a souligné que la formation des commis de l’Etat fait partie de la stratégie du Ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales visant à améliorer la gestion de la chose publique au niveau local. Cette session a été consacrée aux plans ORSEC communaux et à la prévention des risques majeurs. Ce volet a été animé par le chef du service de la Prévention à la Direction de la Protection civile, secondé par une femme-officier au même service. En s’exprimant sur l’impératif d’avoir, au niveau communal, d’un schéma d’intervention préalable sur tous les types de risques, comme les incendies et les inondations, le chef de service de la Prévention dira : « on ne doit pas attendre la production d’une calamité pour envisager d’agir. Quand une catastrophe arrive on doit se mettre en mode « action » dans l’immédiat. D’où l’impératif d’avoir un plan d’action applicable tout de suite. Aussi, chaque commune doit être constamment sur le-qui-vive pour faire face aux imprévus. Le matériel et les personnels doivent être constamment prêts à intervenir» Le locuteur déplore, à ce propos, l’inexistence de cette vision et de ces schémas d’intervention au niveau de la plupart des communes de la région. «  Hormis les communes de Mila, d’Ain Tinn, de Beni Guecha et de Tassadane, qui disposent déjà d’un plan ORSEC, les autres communes sont défaillantes encore dans ce domaine », dira-t-il. La co-animatrice du séminaire a, pour sa part, axé ses interventions sur les standards urbanistiques devant être réunies dans tout local d’habitation ou classé. Les normes relatives à la hauteur, aux accès, aux issues, à l’aération, à l’éclairage et aux dangers liés à l’environnement immédiat de chaque bâtiment, ont été détaillées. L’intervenante a appelé les chefs de communes à s’assurer de la présence de toutes ces normes de sécurité avant l’octroi des permis de conduire. « Pour tout projet de construction, on doit s’assurer, en amont, de la réunion de toutes les normes de sécurité avant de donner l’aval aux opérations d’édification », dira-t-elle. Les maires participants ont, pour leur part, formulé des propositions pour un accompagnement de la part des services habilités de la Protection civile. Le maire de la commune d’Ain Mlouk a, par exemple, émis le souhait d’être accompagné par la Protection civile dans ses sorties sur le terrain. « Pour définir les zones à risque et les intégrer au plan ORSEC, on aura besoin de la présence des brigades spécialisées de la Protection civile », a-t-il dit en substance. Approché dans la salle de conférences de l’ancien siège de la Wilaya qui a abrité ce conclave, le maire de Ain El Beida Hrich, Rachid Bali, nous dira : « cette formation a appris à l’ancien enseignant que j’étais, énormément de choses sur les risques que recèle notre environnement. »

 

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