Le logement touristique chez l’habitant :
Une formule et des incertitudes

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Fouad Soltane

Le ministre du tourisme a déclaré que pour permettre aux familles algériennes

qui ne roulent pas sur l’or de passer des vacances hors de leurs résidences

habituelles et aller dans les villes au bord de mer et tout prévoit que cet été

l’affluence cet été sera considérable la solution de louer chez l’habitant est

aujourd’hui permise par le gouvernement car auparavant cela été interdit. C’est

une bonne nouvelle pour les concernés mais elle reste complètement théorique.

Il ne suffit pas de permettre à ceux qui louent leur appartement ou maisonnette à

des touristes car ceux-ci l’ont toujours plus ou moins fait même si cela frisait

l’illégalité. Le problème est celui du prix de cette location et là on se bute à un

problème juridique insurmontable. En effet on ne peut pas obliger le propriétaire

d’un lieu d’habitation ou de résidence secondaire à louer ce lieu à un prix fixé

par l’État. Cela ne se peut car c’est contraire à la loi. On ne peut que souhaiter

que ce propriétaire se montre raisonnable non seulement sur le prix de la

location proprement dite mais aussi sur la caution à payer car il y en a toujours

une qui permet au propriétaire s’il constate des dommages dans sa propriété au

moment du départ du touriste de réparer toute dégradation supposée ou réelle.

C’est donc compliqué dans tous les sens du terme et il y a un vide juridique

concernant ce type de profil de résidence touristique chez l’habitant. D’autre

part si l’idée est alléchante pour de nombreux propriétaires qui veulent essayer

cette formule il va de soi qu’ils ne loueront pas leurs résidences à un prix

sacrifié. Il ne faut surtout pas croire à une quelconque philanthropie de la part de

ces propriétaires. Le minimum du loyer, selon les estimations faites l’année

dernière serait de 30 000 dinars pour une semaine, le double pour une quinzaine

et le quadruple pour un mois. Quel algérien modeste pourrait débourser une telle

somme ? Non il ne faut pas rêver. L’idéal pour aider ces milliers de familles.algériennes de condition modeste c’est que les collectivités territoriales des

villes ou agglomérations situées près des bords de mer ou peu éloignées des

plages fassent l’effort de construire des campings municipaux avec tous les

aménagements nécessaires concernant le sanitaire et l’électrification. Il n’est pas

indispensable qu’il y ait dans ces espaces réservés au camping du bâti Les

familles pourront louer des tentes et s’y installer. Tout cela fera des rentrées aux

collectivités locales et permettra enfin aux bénéficiaires de passer de bonnes

vacances sans perspective de se ruiner financièrement.

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