Habituellement durant les mois de juillet et Août la vie économique fait une pause à cause des congés annuels. Cet été 2022 ce ne sera pas le cas car la conjoncture économique en Algérie est plus que favorable que les années passées. Il n’est donc pas question de dormir sur ses lauriers et attendre l’automne pour activer la machine économique. C’est maintenant ou jamais et c’est d’ailleurs pour cette raison que le gouvernement et le parlement ont pris la décision de continuer à travailler au cours de ce mois et durant quinze jours du mois d’Août.
L’Algérie fait de plus en plus parler d’elle. La nouvelle diplomatie mise en place par le président de la république et menée avec brio par le ministre des affaires étrangères Ramtane Lamamra a inclus le marketing, chose qui n’existait pas auparavant. Nos diplomates à l’étranger ont pour mission de persuader les investisseurs potentiels de venir en Algérie. Ceux-ci commencent sérieusement à s’intéresser à notre pays surtout après que le gouvernement ait pris la décision très attendue d’ouvrir notre économie à tout investisseur voulant réaliser un projet intéressant et porteur pour lui et pour l’économie nationale et cela concerne tous les domaines d’activités : Agriculture dans son aspect intensif,l’agro-alimentaire, industrie lourde,extraction minière et exploitation des minerais , industrie de transformation, et tout le secteur des services et Dieu sait qu’un tel secteur est attractif pour le marché intérieur mais également à l’international avec la projection pour l’avenir d’une industrie cinématographique. Le tourisme intérieur et celui réservé aux visiteurs étrangers fait partie de la feuille de route du gouvernement. Cependant c’est la transformation énergétique qui occupera la première place dans les années à venir. L’Algérie va investir des sommes considérables dans la production de l’hydrogène vert dont elle détient les matières premières pour sa production en masse. Cette nouvelle énergie considérée comme propre remplacera dans les années à venir le pétrole et le gaz naturel. Pour le moment néanmoins les énergies fossiles que possède l’Algérie dans son sous-sol et bientôt en off-shore dans ses eaux territoriales continueront à être exploitées et explorées de manière intensive car la demande mondiale, essentiellement européenne est grandissante et se fait de plus en plus pressante à cause de l’embargo russe décidé par Moscou,en représailles contre les sanctions financières imposées par l’occident contre la Russie. L’Algérie veut en profiter au maximum pour vendre son pétrole et gaz au prix d’un marché qui reste malgré tout favorable malgré une baisse des prix du baril de l’ordre de 15% enregistrée la semaine dernière mais aussi le risque d’une récession qui touchera les économies mondiales. Une récession annoncée par les grandes places fortes financières. Cette récession ne touchera pas l’Algérie qui dispose d’un réservoir important de matières premières prévues pour être exploitées et qui intéressent particulièrement un pays comme la Chine dont les ressources commenceront à diminuer à l’horizon 2030. Cette ouverture au monde de l’Algérie intéressera davantage les PME des pays de l’Union européenne qui savent que dans un proche avenir leur croissance économique est menacée par les politiques budgétaires restrictives de leurs gouvernements. Ces PME voudront se redéployer vers un pays qui leur offrira les avantages fiscaux qu’ils n’auront pas dans leurs pays respectifs. C’est ainsi que beaucoup de pays de l’est européen comme la Pologne et la Hongrie marquent de plus en plus d’intérêt à prendre attache sur le plan économique avec l’Algérie. Ne parlons pas de l’Italie qui veut détrôner la France en matière d’investissements sauf que ce dernier pays n’entend pas céder sa place, celle qu’elle a toujours occupée et qui ces derniers temps est en train de perdre des galons. D’où l’intérêt qu’accorde aujourd’hui Emmanuel Macron sur le rétablissement d’un partenariat économique exceptionnel pour les deux pays. Sa prochaine visite en Algérie débouchera vraisemblablement sur des accords qui dépasseront le cadre habituel. Toutes ces raisons que nous venons d’évoquer obligent aujourd’hui le gouvernement à pousser son avantage en redoublant d’effort pour relancer sans interruption l’économie nationale dans toute sa diversité. Toute pause n’est pas souhaitable.
