Dimanche 4 septembre. Les députés de l’APN et les membres du Conseil de la nation feront leur entrée parlementaire. Des projets de lois classés en urgence leur seront soumis pour débat et éventuelle adoption. Ce deuxième semestre sera intense en activité parlementaire et tout retard est banni.
Pour le gouvernement il faut boucler cette année 2022 dans les meilleures conditions qui soient. Il faut accélérer les procédures pour mener les actions de développement mises en place par l’exécutif à leur terme sans report vers l’année prochaine. Pour cela les députés et sénateurs devront retrousser les manches. L’équation parait simple car comme d’habitude les parlementaires ne poseront pas problème. Cela a toujours été ainsi et il faudra beaucoup de temps pour que la notion de vie parlementaire inscrive ses marques dans le pays. Néanmoins l’exigence du moment ne s’apprête pas à quelque entrave venant des représentants du peuple car les futurs projets de lois que présentera le gouvernement aux deux chambres du parlement sont décisifs pour la croissance économique du pays, longtemps retardée à cause de la pandémie et de la faiblesse des ressources financières. Ce n’est plus le cas depuis des mois, l’économie du pays reprend des couleurs et la croissance, timide certes est enfin au rendez-vous. S’il faut ajouter le bond prodigieux de nos exportations d’hydrocarbures tous les indicateurs sont aujourd’hui au vert. La politique budgétaire mise en place par le gouvernement depuis le début de l’année en cours a porté ses fruits. Les importations ont baissé et notre balance commerciale est actuellement excédentaire. Avec le nouveau code des investissements adopté par le parlement avant la fin de la session le climat économique est assaini. Il restera à peaufiner les procédures et c’est l’affaire du parlement pour que les investisseurs attendus n’attendent pas pour investir. Le gouvernement préposera des lois d’aménagement de ces procédures aux députés et sénateurs et il attend de ceux-ci non pas des débats interminables suivis d’amendements qui risquent de mettre en péril tous les efforts du gouvernement pour arriver à ce que le pays puisse renouer dans les meilleurs délais son avancée économique accélérée par une croissance soutenue. Toutes les idées passéistes qui animent encore certains députés doivent être balayées. C’est finalement ce qu’attend le gouvernement du parlement. Il souhaite même que ses membres aillent plus loin dans le domaine de la facilitation des procédures afin que les objectifs de croissance affichés par le gouvernement pour l’année 2023 soient atteint dans les délais prévus. Le contexte très favorable que connait aujourd’hui le pays doit être mis à profit pour décoller économiquement en se mettant à l’abri à tout renversement de la situation qui nous ramènera encore des années en arrière. En clair le gouvernement attend des parlementaires du positif. Les députés et sénateurs à leur tour doivent jouer l’union sacrée autour de l’exécutif. Par contre les représentants du peuple ont un rôle éminent à jouer sur le plan social car là il y a matière à parler et à débattre. La pauvreté gagne du terrain et les mécanismes de protection sociale sont aujourd’hui insuffisants. Il faut impérativement augmenter la couverture sociale pour les travailleurs qui perçoivent des allocations familiales ridicules et accorder à ces centaines de milliers de travailleurs du secteur privé leurs droits sociaux (Assurance et retraite). Les députés et sénateurs ont ici un créneau sur lequel ils peuvent et doivent intervenir lorsque la loi de finances 2023 leur sera présentée pour discussion. C’est le moins qu’ils puissent faire dans un contexte économique plutôt favorable et qui doit permettre à la population dont une partie souffre en silence de renouer avec l’espoir.
