Comme attendu le président de la république a procédé à un léger remaniement ministériel du gouvernement dirigé par Aymen Benabderrahmane maintenu au poste de premier ministre. Ce n’est pas le cas de Benbouzid qui ne fait plus partie du gouvernement. Ce n’est plus le cas également des ministres de la transition énergétique et celui des ressources en eau, ministères carrément supprimés.
Donc la plupart des ministres ont conservé leurs postes à l’exception du ministre de l’intérieur qui a été remplacé par Brahim Mérad, le précédent occupant Kamel Beldjoud a été nommé aux transports. C’est donc un réajustement mais pas n’importe lequel puisque Abderrahmane Benbouzid ne fait plus partie de l’équipe gouvernementale et on ignore les raisons de son départ. Le communiqué de la présidence dit que l’ex ministre de la santé est appelé à d’autres fonctions. Ce n’est donc pas un limogeage car la formule « appelé à d’autres fonctions » suggère que le concerné conserve toujours la confiance du président et que ce dernier le réserve pour une autre mission. Le ministère de l’intérieur régalien par excellence change de chef. Sans doute que le chef de l’État a jugé les actions entreprises par ce ministère n’étaient pas à la hauteur de ce qu’il attendait. La nomination de Brahim Merad changera peut-être la manière de fonctionner de ce ministère qui est aussi, rappelons-le celui des collectivités locales. C’est peut-être le peu d’actions entreprises au niveau des territoires des communes, des daïras et des wilayas où se situe la faille. L’annonce de la suppression de deux ministères, celui de la transition énergétique et des énergies renouvelables et celui des ressources en eau est quand même surprenante. En effet à l’heure du bouleversement climatique que connait aujourd’hui l’ensemble de la planète il y a matière à questionnement sur la motivation de la suppression de ces deux ministères. Il faut dire que les tenants au poste de ces deux ministères n’ont pas brillé par leurs interventions. Ils auraient pu être remplacés mais le président a jugé que non, du moins pour l’immédiat, car il faut reconnaître que dans ce pointilleux domaine de la transition énergétique les compétences n’existent pas. Ces ministères ne devant leur existence que par les titres qui les désignent et qui disposent d’un budget qui n’a servi à rien ne sont pas utiles pour le moment du moins jusqu’à ce qu’on dispose de ressources humaines suffisantes et ayant acquis les connaissances indispensables. C’est donc un gouvernement allégé mais pas retreint que le premier ministre dirigera. Ce dernier conserve toute la confiance du président dont les orientations pour 2023 ne doivent pas être brouillées par un quelconque dysfonctionnement opéré dans l’équipe gouvernementale.
