Annaba:
De quatrième ville d’Algérie Annaba à la traîne de villes naissantes

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Nous ne cesserons jamais de l’écrire Annaba en tant que chef-lieu de wilaya est en position de déclin permanent. Un déclin sans précédent surtout ces dernières années où elle affiche un cadre de vie repoussant indigne de celle qui se targue d’être la quatrième ville d’Algérie.
Victime de la valse des walis qui se sont succédés à sa tête, la prétendue coquette n’a plus cette image que voulaient les annabis. Une image, celle d’aujourd’hui, est dénuée de toute forme de modernisme, malgré que la wilaya dispose de tous les atouts à même de la propulser à un rang meilleur. La wilaya d’Annaba est aussi victime de ses élus locaux et nationaux. Une fois aux postes électifs ils deviennent un point noir semblable à un avion survolant à une haute altitude et qui disparaît petit à petit de la vision pour devenir totalement invisible. Ils, du moins certains d’entre les élus en question, ne sont plus présents que comme ils l’étaient durant la campagne électorale. Attachés à leurs iPhone ils n’ont plus de temps à consacrer aux citoyens, ceux-là même à qui on a promis monts et merveilles, et à qui on ne répond plus au téléphone. La coquetterie perdue d’Annaba-ville est due en grande partie aux incompétences des élus appelés à gérer une ville aussi grande qu’Annaba qui nécessite des compétences avérées et de longues expériences dans le domaine. Il nous arrive d’être en face d’édiles sachant à peine lire et écrire à qui on délègue d’importantes responsabilités qui les dépassent. Un président d’une assemblée populaire communale devait-être une personne très imprégnée de l’histoire de la commune et détenteur de diplômes à même de lui permettre un tant soit peu la maîtrise de mise en place du programme de développement conçu pour lequel il a été élu et non une mission de courir à droite et à gauche derrière les employés qui devaient en principe dépendre administrativement du secrétaire général de la commune. Cependant les 23 walis qui se sont succédés à la tête de cette wilaya qualifiée autrefois de quatrième ville d’Algérie, n’ont pu sortir la ville de cette raillerie tournant en dérision la situation que vit actuellement le chef-lieu de cette wilaya marginalisée par rapport à d’autres villes naissantes. Une forme d’ironie qui met en exergue les défaillances des responsables qui se sont succédés aux commandes de la wilaya en général et du chef-lieu en particulier. Les visites présidentielles et ministérielles, Annaba en a connue des centaines, pour quelques menus projets, sans parler des constructions de logements que toute l’Algérie en a connue. Annaba est la ville la plus défavorisée en matière de développement que même « ElMenjel» dont la mission est d’assainir la wilaya des résidus de la issaba l’a ignoré. Malchance ou mauvais sort! Une ville chef-lieu de wilaya qui ne dispose pas d’un aéroport digne de sa renommée, d’un tramway aussi bien nécessaire qu’utile, d’un minimum de salubrité semble naviguer à vue. En plus de cela la wilaya est victime d’une marginalisation sans pareille du fait du gel de nombreux projets longtemps programmés et qui n’ont jamais vu le jour, à l’exemple du méga projet inscrit durant l’année 1999, à Sidi Amar. Il s’agit du Techno-parc, un ambitieux projet l’une des plus importantes réalisations inscrites sur l’agenda de la wilaya. Il s’agit en fait d’un programme englobant les actifs de trois entreprises dissoutes à savoir l’ENSID, PROCIM et GREPCO, qui totalisent à elles seules un terrain de plus de 17 hectares en milieu urbain et proche de trois zones industrielles et commerciales en plus du campus universitaire. Une occasion de donner une vie à des cités dortoirs de populations importantes ne disposant d’aucune infrastructure récréative et le techno parc pourrait combler ce déficit. L’étude d’aménagement a nécessité une enveloppe de 200 millions de dinars et 575 millions de dinars étaient en son temps mobilisés pour la réalisation de la première tranche à la suite d’un accord entre le ministère des finances et l’agence nationale des parcs technologiques de décembre 2009. Sur le terrain est érigé un immeuble futuriste ayant appartenu à un groupe industriel qui appartenait à Sider et qui se trouvait à la disposition de cette nouvelle entité et qui pourrait recevoir en son sein quelques centres de recherche-développement, d’instituts supérieurs, d’écoles de formation et autres. Selon l’étude avancée, le techno parc pourrait également être à l’origine d’un ensemble de regroupement de nombreuses institutions offrant des services et permettant l’accélération et la création d’entreprises utilisant la technologie de l’information et de la communication. Il s’agit selon l’étude d’incubateurs, d’agences d’aides aux petites entreprises.En matière de loisir, l’étude a prévue d’importants équipements de loisirs et des structures récréatives le tout encadré de superbes structures commerciales de petits détails. Ce dernier point serait, consacré en grande partie à un commerce artisanal qui mettrait en valeurs les différentes traditions et cultures des différentes régions du pays. Le projet n’a pas vu le jour depuis. Le terrain en question qui abritait les entreprises citées, s’est vu démolir les bâtisses qui leur servaient de sièges et se trouve actuellement dans une situation d’abandon offrant une image désastreuse. La question qui se pose aux autorités locales aujourd’hui est celle qui consiste à savoir si le projet est totalement abandonné ou sera-t-il relancé incessamment. La question demeure posée. Un autre projet a connu le même sort, il s’agit aussi de la réalisation de la grande mosquée. Cette dernière était l’une des premières préoccupations des autorités locales de l’époque à savoir la réalisation d’une grande mosquée destinée à recevoir un peu plus de 10.000 fidèles dont feu le président de la république Abdelaziz Bouteflika avait lors de son passage en avril 2009 accordé un don de 60 milliards. Un projet qui avait, suscité l’adhésion des autorités locales qui lui avaient dégagé un terrain de 62 hectares situé en face du pôle universitaire et faisant front à l’église Saint Augustin tout en lui attribuant un permis de construire daté du 7 juillet 2007 et qui attend toujours un premier départ. Peut-être qu’avec le président Abdelmadjid Tebboune ce projet connaîtra une véritable relance… (Demain la suite)

 

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