La France des banlieues s’embrase et l’explosion de la colère de ces Français de seconde zone s’amplifie. Le voyage officiel du président Tebboune dans ce pays sur invitation du président Macron risque encore une fois d’être décalé et reporté sine die. En effet tant que la situation que connait une certaine France aujourd’hui ne connaitra pas l’accalmie il parait improbable que le président algérien foule e sol français.
L’homicide volontaire perpétré par un policier motorisé contre le jeune franco-algérien Nahel, âgé à peine de dix sept ans sous prétexte d’avoir refusé d’obtempérer à l’ordre d’arrêter le véhicule qu’il conduisait et qu’une vidéo partagée par tous les réseaux sociaux a démontré que le dit policier n’était nullement dans une position de légitime défense comme il l’avait de prime abord prétendu et qu’aucune personne ne se trouvait en face du véhicule lorsque celui-ci a démarré a montré à de millions de vues partagées en France et ailleurs qu’il s’agissait bien d’un homicide volontaire d’ailleurs admis par le parquet parisien saisi de l’affaire. C’est d’ailleurs ce que souligne le gouvernement algérien à travers un communiqué émanant du ministère des affaires étrangères et de la communauté nationale établie à l’étranger qui fait part de l’ émoi et la consternation partagée avec la famille du jeune Nahel dont le gouvernement algérien présente ses sincères condoléances. Voila un évènement qui complique davantage la relation entre les deux pays déjà sérieusement abimée avec les positions d’une partie de la classe politique française qui a toujours voulu en découdre avec cette Algérie dont l’indépendance et la pleine souveraineté a été et est encore restée une pilule amère difficile à avaler. L’homicide volontaire dont a été victime ce mineur de dix sept ans fiché délinquant par les services de police français qui ont pris l’habitude d’inscrire automatiquement le nom d’un arabe ou d’un noir comme présumé délinquant. Ainsi tout jeune «basané ou foncé» rencontré lors d’un simple contrôle d’identité qui a un faciès de maghrébin ou la couleur de peau noire d’un africain est présumé coupable. Tout jeune résidant dans ce que la France officielle qualifie de quartiers difficiles qui lui prend l’envie de quitter ces ghettos en se rendant ailleurs dans les quartiers habités par les français dits de souche est aussitôt pris en chasse par les policiers soit véhiculés sur quatre roues soit à moto. Les gyrophares allumés accompagnés par les sirènes poursuivent alors sans raison apparente ces banlieusards de couleur uniquement pour les inciter à retourner là d’où ils viennent, autrement dit dans ces ghettos où s’entassent des Maghrébins dont le plus grand nombre est composé par des franco-algériens mais aussi des subsahariens. En fait tous des musulmans. Dès que des résidents, surtout s’ils sont jeunes sortent de ces quartiers ils sont aussitôt repérés grâce à des caméras de surveillance ou même des satellites. Leur signalement est aussitôt indiqué à la police qui se met en chasse. Voila l’amère vérité de ce qu’ endure notre communauté d’origine algérienne en France que ce soit à Paris et sa grande couronne, à Marseille dans les quartiers nord, à Lyon, Villeurbanne à Toulouse dans toute la région Alpes–cote d’Azur et principalement dans le département du Var, forteresse de la xénophobie et du racisme outrancier anti algérien. L’ONU vient d’épingler la France encore une fois contre l’existence d’un racisme évident et discriminatoire dont font preuve les forces de police de ce pays présenté comme étant la patrie de la tolérance et des droits de l’homme alors que c’est tout le contraire qui existe et qui rend aujourd’hui et probablement pour un certain temps les rancunes tenaces et exacerbées d’une certaine France encore imbue de la nostalgie de ses anciennes possessions de son ex empire colonial .
