Tourisme intérieur: Un léger mieux mais il reste beaucoup à faire

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 Cet été 2023  a été  plutôt bénéfique pour le tourisme local. Les villes côtières en ont le plus profité. Les gens de l’intérieur du pays s’y sont précipités pour passer leurs vacances. D’habitude c’est vers la Tunisie qu’il y avait de l’afflux de touristes algériens. Depuis la pandémie du covid il  y en  a de moins en moins mais malgré cela on continue d’y aller.

Il y a aussi le fait que nos compatriotes qui allaient nombreux dans le pays voisin n’y allaient pas nécessairement pour profiter des plages de ce pays, chez eux il y en a à profusion . Non ! ils allaient en Tunisie par ce  qu’ils trouvaient dans ce pays ce qu’ils trouvaient rarement chez. Tout le monde sait que chez nous il y a certains tabous qui ont la vie dure. Il y a qu’on le veuille ou non  un conservatisme persistant qui empêche nos citoyens d’avoir un comportement plus souple et moins guindé. En Tunisie cette façon de voir et de penser n’ a jamais existé et nos compatriotes vont dans ce pays pour se lâcher et décompresser, ce qui de l’autre coté de la frontière est  largement faisable.  Ce qui manque au tourisme intérieur algérien c’est cette absence de capacité à concevoir une politique touristique attrayante. Or on n’en est loin! Par exemple il n’ ya pas  d’infrastructures de campings destinées à accueillir une clientèle à revenu moyen qui ne peut se payer des séjours à l’hôtel où les prix de nuitées restent horriblement chers.  Or le tourisme local c’est le camping à condition que celui-ci  dispose de surfaces où on peut bivouaquer en respectant les distances pour ne pas ennuyer son voisin ou bien  de mieux en mieux  pour des touristes ayant des revenus suffisants pouvant se permettre de louer pour une semaine ou deux un bungalow équipé pour recevoir une famille de cinq  ou six personnes. Des campings installés  non loin des plages  qui doivent être équipés de toutes les commodités que l’on trouve dans les hôtels sauf qu’ils auront une utilisation commune. Par ailleurs ces campings doivent imaginer une animation nocturne pour leurs clientèles car des vacances ne signifient pas se baigner à longueur de journée et s’endormir  dès la tombée de la nuit. Sans animation on ne peut valablement pas parler de vacances. Or c’est cet aspect ludique qui manque dans nos politiques de tourisme. En fait on a l’impression qu’on pousse les gens qui ont quelques moyens d’aller passer leurs vacances ailleurs que dans leur propre pays. En fait c’est ce qui se passe depuis des lustres et aucun ministre  et Dieu sait qu’ils sont légions à avoir occupé ce poste n’a pensé à une véritable attraction touristique pour des millions de citoyens algériens qui aimeraient passer leurs vacances dans leur propre pays et dépenser leur argent dans l’économie locale. Quant à ceux qui ont les moyens de passer des vacances sans songer un seul instant aux dépenses leur choix est aux antipodes de cette classe moyenne qui a envie de passer des vacances inoubliables. Quant au tourisme international il semble que c’est à des partenaires et investisseurs étrangers qu’il faut donner la gérance.car on imagine mal des gérants algériens qui n’ont jamais songé sérieusement à améliorer leur politique touristique nationale devenir comme par tour de magie des As du tourisme international

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