Sommet des BRICS: Le président Tebboune y sera représenté

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 Le sommet des BRICS  qui se tient à partir d’aujourd’hui, mardi 22 août jusqu’à jeudi prochain  réunira les chefs d’Etats des cinq pays fondateurs, à savoir Le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du sud. Les représentants de plus de 60 pays seront présents à ce sommet, parmi eux notre ministre des finances qui représentera le chef de l’Etat algérien.

L’Algérie fait partie des trente prétendants à l’adhésion aux BRICS. Elle peut compter sur les soutiens de la Russie, de la Chine et de l’Afrique du sud. De plus elle vient d’entrer en tant qu’actionnaire d’un montant d’1, 5 milliard de dollars dans la banque des BRICS. C’est en quelque sorte un atout mais il faut tenir compte des prétendants comme l’Arabie Saoudite dont la situation financière est florissante et qui est capable d’acheter un nombre d’actions plus que suffisant pour devenir une candidate favorite, d’autant qu’elle vient d’aborder un rapprochement spectaculaire avec la Russie et la Chine. L’Algérie a donc un concurrent sérieux mais la dimension géographique de notre pays qui se trouve à proximité de deux continents la place dans une position des plus enviables. Lors de ses deux voyages officiels en Russie et en Chine le président algérien a reçu des assurances des présidents Poutine et Xi Jinpin. Les deux chefs d’Etats lui ont garanti un soutien indéfectible de leur part pour faire adhérer l’Algérie aux BRICS. Bien sur ce ne sera pas du jour au lendemain que cela se fera car il y a, non seulement des étapes à franchir mais qu’il faut surtout jouir d’une croissance durable. Le scénario retenu jusqu’à présent est celui de l’obtention d’un statut d’observateur durant une période que les négociations ultérieures détermineront d’un commun accord. Un tel statut est en quelque sorte un quitus de préparation d’entrée dans cette organisation financière qui remplacera pour ses adhérents l’OMC, qui est devenue  un instrument où toutes les manipulations sont possibles. L’exemple de la demande d’adhésion de l’Algérie au sein de cette OMC est à cet égard révélateur de l’état d’esprit qui prévaut au sein de cette organisation. Jusqu’à ce jour le dossier de l’adhésion de l’Algérie est gelé.  Avec les BRICS  ce sera différent il n’est pas obligatoire de conclure des accords commerciaux avec des dollars mais avec les monnaies locales, à condition toutefois que ces monnaies locales soient fortes ou du moins soutenues par une croissance économique exponentielle. C’est pour cela que les trente pays prétendants aux BRICS  doivent soumettre leurs économies à l’examen des experts de cette organisation. Lorsque ceux–ci donneront leur feu vert ce sera alors une simple formalité. Dans le cas de l’Algérie, tout laisse croire que  dans les prochaines années ce pays atteindra un taux de croissance égal à 3% de manière constante. Par ailleurs ce pays connait le plus faible taux d’endettement au monde. Par ailleurs et tenant compte des ressources naturelles et autres considérées comme stratégiques l’Algérie a de fortes chances de faire partie des BRICS, le tout est de savoir quand mais indiscutablement cela se produira.

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