Beaucoup de voix s’élèvent avec fracas au sein de l’OPGI El Tarf pour dénoncer une gestion qui ne respecte plus les lois en vigueur et les décrets exécutifs des offices. « Les dépassements deviennent légion et personne n’ose lever le petit doigt pour dire basta à moins que le nouveau wali mette les pendules à l’heure de la normalisation d’une gestion saine et transparente ». Estiment avec espoir nos sources.
« L’opération d’approvisionnement des anciennes cités de l’OPGI en gaz de ville est en train de devenir un questionnement sérieux autour d’une gestion qualifiée par certains de s’apparenter à une dilapidation, de l’enveloppe destinée à cet effet ». Ont indiqué des sources crédibles.
Nos sources ont ajouté, mordicus et documents à l’appui, que «l’opération d’un montant global de 04 milliards de Cts, a été fractionnée en 08 projets afin de ne pas dépasser le seuil de 1,2 milliards de Cts qui est le montant plafonné de la consultation simple, sous forme, de gré à gré, ‘déguisée’ et ce, selon le code des marchés. Cette opération qui consiste à doter, les anciennes bâtisses de l’OPGI, en colonnes montantes a été initiée par l’ex-wali Harfouche Benarar qui a saisi, pour ce faire, le ministre de l’habitat à l’effet de prendre ce problème en charge. Le ministère a donné son aval avec la possibilité de recourir à la restructuration des opérations en cours de réalisations de l’OPGI. Ladite opération de restructuration des projets a permis de dégager un montant de 04 milliards de Cts. Également, le DG de la CNL (caisse nationale du logements) a saisi l’antenne de la CNL de wilaya afin de prendre cette opération en charge ».
Nos interlocuteurs ont affirmé, cependant, que «plusieurs anomalies de taille entachent cette opération à savoir, le recours au subterfuge des trois plis et ce, sans respect des procédures légales, l’attribution des projets à des entreprises qui ne sont pas agréées par la SONELGAZ et par ailleurs, les colonnes montantes ont été réalisées par le recours à un cuivre qui ne serait pas homologué par les services de la Sonelgaz. De fait, il faut savoir que les travaux n’ont pas été réceptionnés par la Sonelgaz, du coup la CNL a rejeté toutes les situations de payement déposées à son niveau par les entreprises contractantes ». « L’OPGI a prouvé sans l’ombre d’un doute qu’elle n’a pas su gérer ce dossier, lésant par ricochet des centaines de familles. Il faut savoir que les 08 projets, sus-indiqués, touchent des sites à travers plusieurs communes de la wilaya dont entre autres la commune de Bouteldja (sites 150 et 100 logements), la commune de souarrekh (site 100 logements) et la commune de Ben M’hidi (site de sidi Kassi 140 logements) ». Ont révélé avec dépit et une certaine résignation nos mêmes sources.
