L’accord de 1968 n’est pas remis en cause :Un camouflet pour les ennemis de l’Algérie

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Finalement l’Assemblée nationale française a rejeté la proposition d’annulation de l’accord franco-algérien datant de 1968 faite par la droite (LR) , l’extrême droite de  Marine le Pen et le parti d’Edouard Philippe «Horizon», faisant pourtant partie de la majorité dite présidentielle. Le parti «Renaissance» d’Emmanuel Macron, le Modem de F.Bayrou ainsi que la NUPES  ont quant à eux rejeté cette proposition.

Ce rejet est un test d’évaluation des relations franco-algériennes. Emmanuel Macron  a donné des consignes strictes aux députés du parti qui se réclame de ses idées et qui a pour nom «Renaissance». Il a également conseillé aux autres partis composant la majorité relative au parlement de ne pas remettre en cause l’accord signé entre le gouvernement français de l’époque dirigé par Georges Pompidou et la direction politique algérienne dirigée par Houari Boumediene. On se souvient , comme si c’était hier de l’arrivée à Paris de ce jeune ministre des affaires étrangères algérien Abdelaziz Bouteflika qui avait été reçu à l’Elysée par le général de Gaulle , toujours président de la république après les évènements connus en mai de cette année 1968 qui avaient poussé durant quelques jours l’homme du 18 juin (De Gaulle) à quitter la France pour l’Allemagne, plongeant ainsi ce pays dans l’incertitude totale. C’est après le retour triomphal du général et après la signature des accords de Grenelle qui mirent fin à la grève générale qui paralysa la France entière durant tout un mois  que fut signé l’accord de 1968. Un tel accord n’est pas un cadeau que la France a fait à l’Algérie nouvellement indépendante. La France à cette époque vivait en plein ce qu’on appela plus tard les trente (années) glorieuses et la nouvelle politique économique instaurée par le général de Gaulle était claire: L’objectif étant de mettre fin à cette guerre d’Algérie qui coûta des milliers  de milliards de Francs  et qui menaçait la France  d’une récession économiques entrainant de terribles conséquences sur le plan social notamment. Dès le second semestre de 1962, Paris engagea un programme ambitieux économique: Industrialisation, bâtiment, renouvellement des infrastructures, modernisation des circuits de distribution et de consommation. Bref cela exigeait de la main d’œuvre. Les émigrés algériens ont vite répondu présent car au sortir de l’indépendance le pays était à plat sur le plan économique et beaucoup de nos compatriotes furent dans l’obligation de quitter leur pays pour le seul pays qu’ils ont toujours connu, la France. Tout de suite ils firent le bonheur des employeurs français du bâtiment mais aussi de la construction automobile alors en pleine expansion. Les travaux pénibles dont ne voulaient pas les français figuraient aussi dans l’escarcelle des emplois offerts. Cette main d’œuvre payée  souvent au SMIG était appréciée par le patronat français qui demanda au gouvernement dirigé par Georges Pompidou de laisser entrer cette émigration algérienne dont le pays en a avait besoin. Le gouvernement progressiste algérien saisissant l’occasion demanda à la France de conclure un accord permettant aux ressortissants algériens qui le désiraient de venir travailler en France mais selon des conditions favorables pour eux. En quoi consistent ces conditions? Selon l’accord de 1968  les Algériens qui arrivaient en France pouvaient obtenir un simple certificat de résidence au lieu d’un permis de séjour comme c’était le cas des tunisiens et des marocains. Par ailleurs ils avaient la facilité de faire venir leurs familles et s’installer dans l’hexagone. Ce qu’ils firent d’ailleurs donnant ainsi la possibilité pour leurs enfants nés en France d’être français selon le droit du sol.  Cet accord de 1968  l’Algérie y tient particulièrement et ne consentira certainement pas à revenir dessus surtout qu’on sait qu’aujourd’hui les relations entre les deux pays se sont sensiblement améliorées. Au cours de la récente visite de Gérald Darmanin à Alger où il a été reçu par le président Tebboune, le chef de l’Etat lui a clairement laissé entendre que l’Algérie n’est pas semblable aux deux autres pays maghrébins de par l’histoire  et cette distinction doit être pérenne. Visiblement le message a été entendu par l’Elysée car Macron n’a pas envie de saboter la prochaine visite en France du président de la république algérienne. Même si Elisabeth Borne la première ministre  a laissé entendre qu‘il est possible qu’il y ait une légère modification de l’accord en question ,il est certain que si modification, il y a, bien que le doute soit  permis, celle-ci sera insignifiante au regard de l’ossature globale de l’accord.

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