« Crise Économique en Égypte: Une Spirale de Déclin »

0
182

L’économie égyptienne n’a pas prospéré comme le prétendait Anwar El-Sadate à la suite de la normalisation des relations. Au contraire, la position de l’Égypte s’est affaiblie en Afrique, en Asie et dans le monde arabe. Le pays fait face à une situation économique dégradante, tandis que sa souveraineté demeure compromise, notamment dans les zones frontalières de la bande de Gaza et du Néguev, au sud de la Palestine.

La situation s’est aggravée en raison des agressions israéliennes contre les Palestiniens de Gaza et d’une baisse du trafic maritime commercial via le canal de Suez, exacerbant la crise économique égyptienne. Certains des aspects les plus préoccupants incluent la dévaluation de la monnaie locale (une condition des prêts du FMI), qui est passée à 53 livres égyptiennes pour un dollar américain (contre sept livres en 2011), et une inflation atteignant 40% à la fin de l’année 2023. Cette situation a un impact négatif sur la vie quotidienne des citoyens, avec une baisse du pouvoir d’achat réel des salaires et une hausse des prix des biens essentiels tels que l’électricité, le riz, le sucre, les légumes. Le manque de certaines marchandises et services, comme l’électricité, les médicaments et les produits importés, s’explique par le manque de devises étrangères nécessaires à l’importation et au remboursement des dettes extérieures, qui ont atteint un niveau record. Après des élections présidentielles dont le résultat semblait joué d’avance, le peuple égyptien fait face à une nouvelle vague de hausses de prix pour l’électricité, le gaz, l’eau, les télécommunications et les transports publics, à compter du 2 janvier 2024. Les augmentations de tarifs de l’électricité varient entre 16% et 26%, en réponse aux exigences du FMI qui, depuis avril 2023, conditionne un prêt de trois milliards de dollars à la suppression totale des subventions sur l’électricité et l’énergie. Parallèlement, la valeur de la livre égyptienne a chuté de 18 à 31 livres pour un dollar. Le gouvernement prévoit de vendre trois centrales électriques fonctionnant au gaz, au vent et au solaire avant juin 2024, dans l’espoir de récolter trois milliards de dollars. Les prix des billets de métro ont également augmenté de 15% à 20%, avec une réduction des services d’abonnement mensuels à tarif réduit. Ces augmentations sont un élément des réformes structurelles que le gouvernement met en œuvre pour combler le déficit budgétaire, en réponse aux conditions du FMI. Le gouvernement espère que le prêt du FMI lui permettra d’emprunter jusqu’à 12 milliards de dollars à d’autres prêteurs, augmentant ainsi la dette extérieure déjà élevée de l’Égypte. En préparation, le gouvernement établit une liste mise à jour des entreprises publiques à vendre, y compris dans les secteurs des aéroports, des télécommunications, de l’assurance et des services bancaires.

Par Aissani Mohamed Tahar

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici