Lors de sa rencontre périodique avec les directeurs des médias nationaux le président de la république a bien sur abordé la politique étrangère de l‘Algérie. Il a fait allusion sans le citer d’un pays hostile à notre pays mais contrairement au caractère belliqueux adopté par ce pays le ton que prend le chef de l‘Etat concernant ce pays tranche par la sagesse et la bonne mesure.
Parlant justement du Maghreb dont le président de la république ambitionne de relancer le projet d’union le chef de l’Etat s’est montré très mesuré dans ses propos. Contrairement à ce qui a été dernièrement rapporté mais qui n’est pas, non plus, totalement infondé, le chef de l’Etat ne ferme pas la porte au Maroc malgré l’hostilité avérée que ce pays manifeste envers l’Algérie. Une hostilité dont fait état d’ailleurs dans ses propos le président de la république. Il semble néanmoins que le chef de l’Etat ne désire pas verrouiller le chemin de la réconciliation et de la conciliation puisque il dit et répète que l’Algérie à propos de la construction d’un ensemble maghrébin ne cherche nullement à isoler un pays appartenant à la famille maghrébine « On ne ferme la porte à personne» a souligné le président Tebboune. Le message est clair et il est adressé en premier aux marocains. Il invite ces derniers à réfléchir à cette main tendue de l’Algérie. En fait et à bien analyser les propos du chef de l’Etat cela veut dire que ce n’est pas l’Algérie qui manifeste de l’hostilité envers le Maroc comme ce pays le laisse penser à travers ses déclarations officielles mais bien le Maroc qui tourne le dos à tout ce qui est diplomatiquement empreint de sagesse et de rationalité. Ainsi le président algérien en montrant une telle disponibilité à la conciliation et au dialogue met le roi Mohamed VI devant ses responsabilités et d’une certaine manière l’embarrasse et le place dans une situation difficile envers son peuple. Un peuple qui a toujours eu une envie irrésistible de rétablir une fraternité perdue dont les conséquences sur le quotidien du vécu de ce peuple ne font que s’aggraver alors que cela ne serait plus le cas si le projet de l’UMA est relancé, d’autant que si malgré tous les efforts de l’Algérie de ramener dans le giron maghrébin le Maroc, le pouvoir monarchique reste insensible les autres pays faisant partie du grand Maghreb arabe que sont la Mauritanie, la Tunisie et la Libye ne diront certainement pas non à cette relance du projet maghrébin et en seraient les grands bénéficiaires. Finalement l’isolement d’un des pays formant l’ensemble maghrébin n’apparaitra plus comme étant la faute de l’Algérie mais plutôt de l’entêtement du Maroc. Parlant d’un autre sujet lié à un voisin du Sahel le président de la république faisant allusion aux rapports en dents de scie qui existent depuis quelque temps entre le pouvoir installé à Bamako et l‘Algérie a insisté sur le fait que l’Algérie n’a aucune prétention territoriale envers ce pays frère et voisin et que la médiation algérienne a toujours eu un caractère désintéressé ne visant avant tout et surtout que l’unité de la nation malienne et que si le Mali se trouve un jour inquiété sur ses frontières il pourra toujours compter sur le soutien de l’Algérie. Enfin le dernier sujet traité par le président concerne la Palestine. Le chef de l’Etat a annoncé une initiative continue et soutenue d’introduire officiellement la reconnaissance par l’ONU d’un Etat palestinien indépendant même si souligne le chef de l’Etat cet Etat continue d’être occupé militairement par le régime sioniste. Le fait même que l’ONU reconnaisse l’existence de l’Etat de Palestine en qualité de membre permanent des nations unies rendra automatiquement l’occupation israélienne de cet Etat comme illégitime et conséquemment rendra caduque toute discussion ou négociation pour un accord qui ne reconnaitra pas préalablement l’Etat de Palestine comme seul et unique interlocuteur reconnu et valable .
