Soucieuse de garantir la sécurité alimentaire de sa population, l’Algérie a lancé un appel d’offres international pour l’acquisition de plus de 800.000 tonnes de blé tendre. Cette initiative, menée par l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC), vise à renforcer les stocks stratégiques du pays en ce produit essentiel.
En effet, alors que la récolte de blé progresse dans le Nord du pays et s’est terminée avec des résultats satisfaisants dans le Sud, l’Algérie se trouve toujours confrontée à un déficit de production locale de blé. Pour pallier cette insuffisance, un appel d’offres a été lancé via des plateformes spécialisées européennes pour l’achat d’une quantité de blé tendre oscillant entre 810.000 et 840.000 tonnes. Le prix d’achat, comprenant le fret, est fixé à 279 dollars par tonne métrique. Bien que l’origine du blé ne soit pas spécifiée, il est probable qu’il provienne principalement de la région de la mer Noire, incluant des fournisseurs potentiels tels que l’Ukraine, la Roumanie, la Bulgarie et la Russie, avec éventuellement une contribution mineure de la France. Pour rappel, la récolte de blé dans le Sud devrait dépasser les 2 millions de quintaux cette année. Bien que les chiffres officiels de la récolte en cours en Algérie ne soient pas encore disponibles, un rapport du Département d’État américain de l’agriculture, daté du 10 mai, prévoit une récolte totale dépassant les trois millions de tonnes. Cependant, les besoins en blé de l’Algérie sont estimés à plus de 11 millions de tonnes. Pour combler cet écart, l’Algérie prévoit d’importer 8,5 millions de tonnes de blé en 2024, selon la même source, afin de répondre à la demande élevée de ce produit largement utilisé dans la fabrication du pain.
Par Kheireddine Boukhalfa
