Boualem Sansal, (sang sale) cet écrivain algérien de langue française, est aujourd’hui au centre d’une polémique houleuse. Récemment, les révélations de Hachemi Djaaboub, ancien ministre de l’Industrie, lèvent le voile sur un personnage aussi insaisissable qu’insubordonné. Derrière son poste de directeur au ministère, Sansal semble avoir manœuvré en secret, multipliant les voyages sans explication et cultivant des liens étroits avec les cercles de pouvoir français et israéliens.
Lors de sa nomination, Djaaboub découvre avec stupeur un cadre jouissant d’une liberté inédite: Sansal, alors directeur général au ministère de l’Industrie, était souvent absent, en voyage « officiel » sans la moindre notification. Son entourage semble soumis à une omerta, laissant planer le mystère sur les véritables missions de cet homme, qui, bien qu’en poste public, répondait davantage à une hiérarchie obscure qu’aux devoirs de sa fonction.
L’homme aux positions décomplexées : une haine déclarée de l’Algérie
En France, Sansal multiplie les interviews où il défend des thèses choquantes. Il rejette ouvertement toute appartenance à la culture arabo-musulmane et ne cache pas son admiration pour Israël, un positionnement qui, pour beaucoup d’Algériens, frise la trahison. Dans ses interventions, il dépeint l’Algérie comme une nation « sans racines », forgée uniquement en 1962, et remet en cause la légitimité historique des territoires de l’Ouest algérien. Ces propos sont perçus par ses compatriotes comme une insulte à la mémoire collective algérienne, et une adhésion claire aux récits coloniaux français. Les critiques acerbes de Sansal envers l’Algérie, couplées à ses flatteries pour la France et Israël, intriguent et provoquent l’indignation. À Paris, il se pose en défenseur des « valeurs laïques » face à une Algérie qu’il décrit comme « oppressive », se positionnant ainsi en faveur de puissances étrangères prêtes à le porter en héros. Mais pour beaucoup, Boualem Sang sale incarne un « intellectuel » à l’allégeance trouble, dont les provocations ne semblent viser qu’à favoriser des intérêts autres que ceux de son pays natal. À travers ce portrait criant de paradoxes, Boualem Sansal reste une figure controversée, attisant des tensions profondes. Pour ses compatriotes, il représente l’archétype de l’homme déraciné et dévoyé, prêt à sacrifier l’honneur de sa patrie pour le triomphe d’intérêts étrangers.
Par Mohamed Tahar Aissani
