Statut de la wilaya et de la commune :Louisa Hanoune appelle à un débat national inclusif sur les réformes locales

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Dans une intervention ce samedi, Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des Travailleurs (PT), a lancé un appel pressant pour l’ouverture d’un débat national large et inclusif. Elle a souligné la nécessité d’aborder des réformes stratégiques, notamment le projet de loi sur les communes et les wilayas, qui cristallise aujourd’hui les enjeux politiques et législatifs.

Qualifiant les communes de «base essentielle de l’État», Hanoune a insisté sur leur rôle fondamental en tant qu’interface directe entre les citoyens et les institutions publiques. La dirigeante du PT a mis en lumière le rôle incontournable des médias dans le façonnement de l’opinion publique. «Les médias sont les porte-voix des aspirations populaires», a-t-elle martelé. Leur mission, selon elle, ne se limite pas à relayer l’information, mais doit aussi contribuer à faire émerger des solutions aux préoccupations des citoyens, tout en interpellant les autorités compétentes sur leurs responsabilités.

Un projet de loi aux ambitions réformatrices

Élaboré par une commission présidentielle, le projet de loi sur les communes et la wilaya s’annonce comme une réforme de grande ampleur, portant en lui les germes d’une gouvernance modernisée et d’une démocratie participative renouvelée. Présenté aux partis politiques et aux blocs parlementaires, ce texte propose des solutions novatrices pour relever les défis complexes auxquels font face les collectivités locales. Le projet de loi est axé : sur le Renforcement de la démocratie participative à travers, une planification stratégique participative pour inclure les citoyens dans les prises de décisions et la création d’une instance consultative locale regroupant acteurs économiques, associatifs et culturels, visant à enrichir l’élaboration des projets communaux. Sur une Solidarité financière accrue basée sur un soutien financier renforcé pour les communes aux ressources limitées, particulièrement dans les domaines de l’éducation et des services sociaux et des mécanismes incitatifs pour encourager les communes aisées à financer directement les initiatives des communes défavorisées. Quant à la Modernisation des procédures de gouvernance elle repose sur la révision du mode d’élection des présidents des assemblées  populaires communales pour privilégier les candidats majoritaires et la mise en place de mesures destinées à prévenir les blocages administratifs, avec une faculté d’intervention du wali en cas de paralysie prolongée. Vient ensuite l’encadrement et la  protection des élus locaux qui ne pourront être ni suspendus ni poursuivis en justice sans une décision judiciaire ou l’avis du wali.

Des innovations structurantes pour un développement intégré

L’une des avancées notables de ce projet est l’instauration d’un Plan de Développement Communal Participatif. Construit à partir d’un diagnostic rigoureux, ce plan vise à harmoniser les initiatives locales avec une vision stratégique nationale, en impliquant activement les services déconcentrés de l’État et les partenaires locaux. En parallèle, le projet promeut une coopération intercommunale dans des domaines clés tels que : Le développement conjoint des infrastructures, la gestion mutualisée des services publics et la création de zones économiques partagées. Des partenariats public-privé et une participation accrue des associations locales sont également prévus, pour renforcer l’efficience et la qualité des services publics. Si ce projet de loi venait à être adopté, il pourrait ouvrir une ère nouvelle pour la gouvernance locale en Algérie. Les communes deviendraient alors des entités plus autonomes, efficaces et capables de répondre avec équité aux besoins des citoyens. Reste à espérer que les discussions parlementaires enrichiront ce texte pour garantir sa pertinence et son impact. Fidèle à sa vision politique, Louisa Hanoune a conclu son intervention par un vibrant appel à la mobilisation collective. «Ce n’est qu’ensemble, en surmontant nos divergences, que nous pourrons transformer ces réformes en réalité tangible», a-t-elle affirmé. Pour elle, la réussite de cette démarche est indissociable de l’intérêt général et de la stabilité de l’État.

Par Mohamed Tahar Aissani

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