Surenchère et polémique de la droite française concernant l’Algérie: Comment cela finira t-il ?

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 La droite française, soi disant républicaine et modérée qui a toujours  jusque là fait preuve d’une certaine retenue s’est jointe au radicalisme de l’extrême droite avec un ténor du genre nouveau dont le nom est Bruno Rotaillau. Il est aujourd’hui le porte-parole de ceux qui ont une dent contre l’Algérie. Il n’est du reste pas le seul puisqu’il est rejoint par Gabriel Attal et  Edouard Philippe. Une panoplie de personnalités hostiles.

Par contre Jean Noel Barrot le ministre des affaires étrangères refuse l’idée d’un durcissement de la position de la France vis-à-vis de l’Algérie mais il précise toutefois qu’Alger doit cesser son escalade de mesures anti françaises qui obligerait la France à répliquer. Le ministère algérien des affaires étrangères lui a répondu en l’assurant que l’Algérie ne cherche nullement à «humilier» la France comme le prétend un certain Bruno Rotaillau et qu’elle fera tout pour éviter une remontée de la tension entre les deux pays. Voila qui va sans doute mais avec toutefois quelque réserve mettre du bémol dans la réaction française car sur ce point là c’est l’Elysée qui décide et non pas Rotaillau ou dans une moindre mesure Gabriel Attal ou encore Edouard Philippe. Passé ce weekend si aucune mesure qu’on peut qualifier de rétorsion émanant de Paris  ne se déclenche on pourra alors penser que le début d’une désescalade entre les deux pays  est enclenché, au grand dam de tous ces complotistes anti algériens qui regroupent en premier lieu les nostalgiques de l’Algérie française tous réunis au sein de l’extrême droite représentée par Marine Le Pen, Eric Zemmour mais aussi par un transfuge des Républicains, Eric Cioti auxquels il faut ajouter ces nouveaux venus que sont Bruno Rotaillau, Gabriel Attal et Edouard Philippe, pourtant faisant partie de la majorité se qualifiant de présidentielle. Cela fait une brochette impressionnante de personnages intervenant dans la politique intérieure de la France. Il faut voir en arrière plan également des lobbys pro marocains et israéliens. Il y a aussi le CRIF. N’oublions pas que Gabriel Attal est de confession juive et nous savons tous que tous les juifs de France reprochent à l’Algérie son soutien indéfectible à la Palestine et son hostilité séculière à Israël. Cette panoplie de courants de pensée est aujourd’hui mobilisée pour, selon elle, donner une leçon à l’Algérie. L’indifférence affichée par Alger les exaspère au plus haut point au point de perdre toute contenance. Il se trouve néanmoins qu’il y a une grande partie de la classe politique française classée à gauche au centre droit et au centre gauche qui appelle à l’apaisement et à la reprise du dialogue entre la France et l’Algérie. Il n’ y a pas que ces modérés il y a aussi le patronat  français qui vient de tirer la sonnette d’alarme en prévenant le plus clairement possible que si les relations entre les deux pays se détériorent davantage les liens commerciaux entre les deux pays s’en trouveraient affectés, signalant qu’ il y a plus de 6OOO entreprises françaises et autant de filiales qui opèrent en Algérie. Si d’aventure la position française se radicalisait davantage c’est la France et des échanges commerciaux d’une valeur de 21 milliards d’euros qui en subiraient les conséquences et celles –ci seraient douloureuses. Le patronat français rappelle que les liens économiques avec l’Algérie sont très importants et qu’ils ne pourraient  être défaits du jour au lendemain , précisant que si cela se faisait c’est la France qui perdrait au change et non l’Algérie , laissant ainsi une place de choix à la Chine , à la Turquie mais aussi à l’Espagne et à l’Italie de la remplacer et lui faisant définitivement  fermer la porte à un éventuel retour .

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