Réponse à la dérive médiatique de CNEWS: Quand la déontologie est sacrifiée sur l’autel du sensationnalisme

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Il est navrant de constater que certaines chaînes de télévision, à l’image de CNEWS, se permettent de travestir les faits, d’instrumentaliser les débats et de véhiculer un discours empreint de mépris envers l’Algérie et les Algériens. Les plateaux de cette chaîne, trop souvent animés par des figures déconnectées des réalités historiques et géopolitiques, se transforment en tribunaux où la désinformation règne en maître.

 

CNEWS, dans ses choix éditoriaux, semble s’être érigée en gardienne d’une vision anachronique et néocoloniale. Comment peut-on, en 2025, prétendre faire du journalisme tout en occultant des pans entiers de l’Histoire ? Les génocides coloniaux, les spoliations, les massacres et les crimes contre l’humanité perpétrés au nom de l’impérialisme sont sciemment relégués au silence. Ces mêmes journalistes, si prompts à s’indigner pour des sujets qui servent leurs agendas, brillent par leur amnésie face aux atrocités du colonialisme, notamment celles subies par le peuple algérien. Le groupe Canal+, propriétaire de CNEWS et dirigé par Vincent Bolloré, est souvent accusé de piloter une ligne éditoriale conservatrice et provocante. Sous cette influence, des animateurs comme Pascal Praud ont transformé leurs émissions en tribunes où le sensationnalisme l’emporte sur l’analyse rigoureuse. Praud, connu pour ses prises de position tranchées, est devenu un symbole de cette dérive, accumulant polémiques et critiques sur des sujets sensibles, dont l’Algérie.

Un média en quête de sensation au mépris de l’éthique

L’éthique journalistique exige rigueur, impartialité et respect des faits. Pourtant, sur les plateaux de CNEWS, on assiste à un théâtre grotesque où les véritables enjeux sont évacués pour faire place à une rhétorique biaisée. Les généralisations outrancières, les propos insultants et les simplifications abusives deviennent la norme. Cette ligne éditoriale semble être stratégiquement orientée pour dénigrer l’Algérie, jetant de l’huile sur le feu des tensions historiques et politiques. Le Conseil d’État français a d’ailleurs ordonné à l’Arcom (régulateur des médias) de renforcer son contrôle sur CNEWS en raison de manquements répétés aux obligations de pluralisme et d’honnêteté de l’information. Malgré cela, cette chaîne persiste à diffuser un contenu polémique, attisant les clivages sociaux et raciaux. En qualifiant les immigrés de « problèmes » ou en minimisant les conséquences du passé colonial, CNEWS joue un rôle actif dans la polarisation des sociétés. Les critiques contre l’Algérie ne se limitent pas aux faits historiques. CNEWS adopte souvent une posture condescendante envers les évolutions politiques et économiques du pays. Cette attitude reflète une volonté manifeste de maintenir une vision négative et réductrice, ignorant les progrès accomplis et les réalités contemporaines d’une Algérie souveraine et résiliente.

Un peuple debout face à l’injustice médiatique

Face à cette offensive médiatique, l’Algérie et les Algériens se tiennent droits. La résilience d’un peuple ayant traversé les affres du colonialisme et les sacrifices de la guerre de libération est une réponse à ces attaques. Ceux qui feignent d’ignorer les souffrances infligées par le colonialisme doivent savoir que leur rhétorique mensongère se heurtera toujours à l’intégrité de la nation algérienne. Il est temps que les instances de régulation, les observateurs des médias et les citoyens engagés dénoncent avec fermeté cette dérive. Le journalisme ne doit jamais être l’instrument de la haine ni le vecteur de l’ignorance. Nous appelons les professionnels sincères et éthiques à rejeter ces pratiques et les téléspectateurs à faire preuve de discernement face à une désinformation aussi manifeste. CNEWS, en choisissant la voie de la provocation et du déni historique, ne fait que renforcer la résolution de ceux qui aspirent à un journalisme digne, honnête et au service de la vérité. L’histoire jugera sévèrement ceux qui ont sacrifié la déontologie sur l’autel du sensationnalisme.

Par Mohamed Tahar Aissani

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