C’est fait ! Donald Trump a été intronisé hier, 20 janviers, comme le veut la tradition américaine. Il est désormais un roi dans l’Etat le plus fédéral du monde . Rien ne s’opposera à lui sur le plan intérieur puisqu’il dispose de la majorité à la Chambre des Représentants, au Sénat et à la Cour suprême où les juges nommés par lui sont majoritaires . C’est incontestablement le maitre des céans.
Cérémonie grandiose qui a couté 200 millions de dollars, gâchée néanmoins par le froid polaire qui règne à Washington DC qui a poussé les organisateurs à choisir la fameuse rotonde à l’intérieur de la résidence présidentielle. Une cérémonie à laquelle on a invité tous les populistes du monde qui épousent les idées trumpistes en matière d’immigration et de conservatisme culturel judéo –chrétien. La laïcité n’a pas sa place chez Donald Trump. Ainsi parmi les invités dits de marque on retient les noms de Georgia Melloni, la présidente du conseil italien, de Victor Orban le premier ministre hongrois et de l’excentrique président argentin. Parmi les invités de second rang mais néanmoins présents il y a Eric Zemmour et sa coéquipière Sarah Safo. Bref le nouveau président américain veut imprimer sa marque, un peu pour narguer cette union européenne qu’il n’apprécie nullement car pour ce président aucun pays ou organisation de pays ne doivent faire de l’ombre à une Amérique plus puissante que jamais dont il a la haute main. Une fois la cérémonie finie, le 47 ème président des Etats –Unis qui était aussi le 45 ème entre 2016 et 2020 se rendra au bureau ovale celui qu’occupe tout président américain tous les quatre ans pour signer une centaine de décrets comme il l’a promis au cours de sa campagne électorale. Parmi ces décrets on remarquera celui qui signifie l’expulsion de tous les immigrés clandestins venant du Mexique, du Guatemala, du Honduras du Salvador mais aussi de la frontière nord, autrement dit du Canada. Cela en fait beaucoup. On estime le nombre de ces immigrés à quelques onze millions de personnes dont des femmes et des enfants. L’autre décret qui va faire grincer les dents à tous les écologistes de la planète et tordre le cou aux accords de Paris concerne le feu vert pour le doublement de la production de pétrole de schiste et son écoulement dans le monde dans a perspective de baisser les prix de l’or noir. Enfin et le plus emblématique des décrets concerne l’augmentation faramineuse des droits de douane pour les produits provenant d’Europe et surtout du Canada que Trump veut mettre à genoux et accepter l’hégémonie commerciale de l’Amérique . Quant à la Chine, cette bête noire du président américain les droits de douane sur les produits chinois passeront à 100%. En fait Donald Trump déclare la guerre commerciale à l’empire du milieu. Sur le plan international là aussi le président qui vient d’être élu pour quatre ans veut sortir un lapin de son chapeau de prestidigitateur. Ce lapin c’est l’Ukraine. Il veut en finir avec cette guerre qui a couté des milliards au trésor américain sans résultat probant. Sa proximité comportementale avec Vladimir Poutine dont il apprécie quelque part la brutalité des actions lui donne la possibilité d’en finir avec ce conflit en amenant les ukrainiens et à leur tête Volodomir Zelenski à accepter la perte du Donbass et de la Crimée mais aussi de ne plus formuler leur demande de faire partie de l’OTAN. Bien sur ceux –ci refuseront mais sur le terrain ils devront reculer et accepter un no mans land entre les territoires occupés par les russes et le reste de l’Ukraine. Ce sera plutôt une solution du type des deux Corées toujours régie par un cessez le feu permanent ais pas un accord de paix et de reconnaissance réciproque. Enfin il y a la question palestinienne que Trump veut aussi régler à sa manière, du genre de celle qu’il avait mise en route au cours de son premier mandat, celle des accords dits d’Abraham. Cette fois –ci Trump veut aller lus loin en amenant l’Arabie Saoudite à adhérer à une telle vision concernant la reconnaissance d’Israël contre une paix globale qui inclurait le peuple palestinien. Le royaume saoudien dont le dirigeant actuel apprécie particulièrement Trump sera sans doute tenté par cette proposition mais il posera ses conditions et parmi celles –ci l’établissement d’un Etat palestinien aux cotés de l’Etat hébreu. Trump ne verra aucun inconvénient à cela car ce qu’il désire avant tout c’est de montrer au onde entier que c’est le seul chef d’Etat du monde à avoir su mettre fin à un conflit qui dure depuis 77 ans .
