L’ingérence du Parlement européen :Une droite néocoloniale à visage démasqué

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Le Parlement européen persiste et signe dans son acharnement contre l’Algérie, sous le prisme d’une droite néocoloniale qui tente d’imposer son dictat en usant d’une rhétorique biaisée et d’une politique du deux poids, deux mesures flagrante. La dernière sortie en date, une résolution votée à une écrasante majorité appelant à la libération de l’écrivain Boulalem Sansal, ne trompe personne. Au-delà de l’indignation feinte, elle illustre une énième tentative d’ingérence d’un Parlement européen gangrené par une doxa néocoloniale qui n’a jamais digéré l’indépendance pleine et entière de l’Algérie. L’attaque du Parlement européen s’inscrit dans une stratégie bien rodée : désigner des boucs émissaires pour masquer son mutisme face aux dérives de ses propres alliés. La dénonciation à géométrie variable des violations des droits de l’homme s’illustre ici dans toute son hypocrisie. Tandis que ce même Parlement européen ferme les yeux sur les crimes de guerre de l’occupant sioniste à Gaza, il se permet de donner des leçons à l’Algérie sous prétexte de la liberté d’expression. Un silence complice face au massacre d’un peuple qui dure depuis plus de sept décennies, et un mutisme complaisant envers les régimes liberticides alliés de l’Europe. Derrière cette offensive diplomatique, on retrouve les figures de proue de la droite européenne, principalement française, qui instrumentalise toute occasion pour s’attaquer à Alger. L’obsession coloniale n’est jamais loin, et ces manœuvres révèlent une résurgence de l’ancienne mentalité paternalisme-coloniale sous couvert de préoccupations humanitaires. Pourtant, cette même droite se garde bien d’adresser un quelconque reproche aux régimes fantoches alliés de l’Occident, pourtant bien moins regardants en matière de libertés fondamentales.

Une réponse algérienne ferme et unanime

L’Algérie, loin de se laisser dicter ses choix par une institution sans légitimité sur la scène internationale, a opposé une réaction ferme. L’Assemblée populaire nationale et le Sénat algérien ont répliqué avec une condamnation unanime, tout comme le Parlement arabe et l’Association des Conseils de Sénat et de Choura africains et arabes (ASIACA). Dans son communiqué, cette dernière instance a pointé du doigt l’incohérence flagrante du Parlement européen, qui prétend défendre les principes de liberté et de justice tout en maintenant un mutisme assourdissant sur les exactions de l’occupant sioniste contre les Palestiniens. Une réprobation qui résonne comme un rappel à l’ordre : la souveraineté des nations ne saurait être bradée sur l’autel d’une ingérence institutionnalisée. Loin de renforcer sa crédibilité, le Parlement européen creuse encore davantage le fossé entre lui et les nations africaines et arabes, qui voient en ces prises de position une tentative maladroite et maladive de maintenir une influence en désagrégation. Cette attitude paternaliste ne fait qu’alimenter un rejet grandissant des instances européennes, perçues comme des instruments d’une politique de domination obsolète. Le temps des ingérences et des diktats est révolu. L’Algérie et ses partenaires africains et arabes le réaffirment avec force : la souveraineté nationale n’est pas à négocier, et les ingérences ne seront plus tolérées. Il est temps que le Parlement européen tourne enfin la page du paternalisme et de la manipulation politique sous couvert d’un humanisme à géométrie variable.

 

Par Mohamed Tahar Aissani

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