L’avenir du partenariat algéro-français: C’est à la France de le maintenir en l’état

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Le patronat français regrette la tension diplomatique qui existe entre les deux pays. Pour les patrons français qu’ils soient de moyenne ou de grande taille il faut absolument séparer l’économique du politique. L’Algérie selon eux prend de plus en plus d’ampleur, sa croissance est une des meilleures du continent africain. Les échanges commerciaux entre la France et l’Algérie atteignent 12 milliards d’euros. A titre de comparaison les échanges avec le Maroc ne représentent que la moitié.

Alors disent les patrons et hommes d’affaires français ; Est–ce que cela vaut le coup de se fâcher avec ce géant économique africain qui occupe aujourd’hui la quatrième place  du continent et qui vise l’émergence dans les trois ou quatre années à venir ? Assurément non pense le MEDEF qui ne veut pas être  distancé par des pays qui jusqu’alors occupaient qu’une infime place dans l’échiquier économique algérien. La France perd des parts de marché non négligeables dans divers domaines. Ainsi dans l’agriculture que l’Algérie entend valoriser un potentiel extraordinaire jusqu’ici dormant à cause des politique des anciens régimes politique , la France sollicitée dans cet accord cadre global de partenariat exclusif signé à Alger par les présidents des deux pays aurait pu trouver un filon formidable dans le domaine agricole où grâce à son savoir faire et son expertise aurait pu gagner des parts de marché insoupçonnables. Comme d’habitude elle laissa passer cette opportunité et l’Italie a pris sa place. C’est aussi le cas dans l’industrie laitière dont la France possède des atouts de production et de rendement indéniables qui ne profitent pourtant pas à son industrie laitière et céréalière avec la concurrence russe qui lui dame le pion. Là aussi ce pays aurait pu se lancer dans un partenariat juteux avec l’Algérie  qui a l’intention de s’auto-suffire en lait et en blé  et même d’en exporter l’excédent. C’est finalement l’Italie et le Qatar qui ont emporté la mise suivis de l’Arabie Saoudite. Dans le domaine industriel la France qui peine dans le domaine de la confection textile aurait pu se substituer à la Turquie qui a vite compris l’intérêt accordé  par l’Algérie à cette industrie manufacturière. Les ressources minières, l’exploration des gisements pétroliers et gaziers non encore exploités sont aussi passés sous le nez des grandes compagnies françaises. Actuellement l’Espagne, l’Italie et les Etats –Unis  entrent dans la compétition en partenariat avec la compagnie géante d’hydrocarbures algérienne Sonatrach. Engie et Total  ont compris trop tard le retard enregistré avec l’Algérie dans le domaine éminemment stratégique des hydrocarbures dont on sait maintenant que le pétrole et le gaz naturel ne seront jamais remplacés par les énergies renouvelable au moins pendant un siècle  si ce n’est plus . Le multilatéralisme dont on croyait qu’il allait gouverner le monde est devenu illusoire. Des empires économiques sont en train de voir le jour à leur tête les Etats –Unis d’Amérique suivis de la Chine et en troisième place l’Europe mais sans le sigle impérialiste d’où sa grande faiblesse. Ce marché de450 millions de consommateurs  ne sera jamais compétitif et subira le diktat des puissances citées plus haut. Quant à la France qui ne cesse de perdre de l’influence en matière économique à travers  ses voisins mais aussi dans le monde si elle perd complètement l’Algérie que proposera t-elle en échange  à notre pays lequel entre temps entrera dans la cour des grands ?

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