50 ans d’une annexion illégale du Sahara occidental :L’Algérie reste inflexible du point de vue du droit mais cela ne suffit pas

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Il y a aujourd’hui un constat terrible, celui du rapport de force que l’ONU est incapable de juguler. Cela se voit avec l’occupation par Israël depuis 1967 de la Cisjordanie, celle du Sahara occidental par le Maroc il y a 50 ans mais aussi d’une partie de l’Ukraine depuis trois ans. Comme l’a si bien dit Jean de la Fontaine « La raison du plus fort est toujours la meilleure ». Il l’a dit pour dénoncer l’arbitraire et non pour sublimer la tyrannie.

Voila cinquante ans que le problème de la décolonisation du Sahara occidental est posé. Quasiment toutes les démarches entreprises par l’ONU convergent vers une seule solution : L’autodétermination du peuple sahraoui, spolié de sa terre d’abord par l’occupant espagnol puis, profitant du départ de celui-ci, par une invasion marocaine de grande envergure qui stupéfia tout le monde. L’Algérie, voisine immédiate du Sahara occidental, de la Mauritanie et du Maroc avait alors réagi en dénonçant ce qu’elle considérait et considère jusqu’à ce jour comme un fait accompli. Elle porta l’affaire à l’ONU qui conclut à une occupation et une annexion injustifiée et contraire au droit international. L’occupation marocaine se poursuivant à un rythme forcé fit, entretemps, chasser de sa terre une partie de la population sahraouie qui trouva refuge en Algérie dans la région de Tindouf, devenue le siège de la résistance du peuple sahraoui qui se structura en mouvement politique le Front Polisario et plus tard sa branche armée l’ALS (Armée de libération sahraouie). Cinquante ans après et bien qu’une partie du territoire sahraoui ait été libérée par la résistance armée sahraouie qui ne cesse d’harceler les forces d’occupation marocaine qui ont érigé un mur de béton et de sable pour empêcher toute incursion en profondeur de l’autre coté de ce mur où se trouve l’essentiel des forces armées royales. Pour rappel l’armée algérienne avait montré en son temps sa capacité d’arrêter l’avancée annexionniste des troupes marocaines. Souvenons –nous de l’incursion de commandos de l’ANP à Amgala ,en territoire marocain qui infligea de lourdes pertes aux troupes ennemies, faisant aussi des centaines de prisonniers marocains qui furent libérés plus tard lorsque le défunt roi Hassan Deux avait entrepris un rapprochement avec l’Algérie de Chadli Benjedid en reconnaissant officiellement l’existence des frontières actuelles lesquelles avaient été remises en cause au lendemain de l’indépendance de l’Algérie, entrainant en 1963 la fameuse guerre des sables qui  démontra que malgré l’état exsangue de l’Algérie à l’issue d’une guerre d’indépendance qui dura sept années et demi et causa la perte de plus d’un million et demi d’Algériens, ceux qui s’étaient battus cet été 1963 avaient montré au faux frère marocain leur capacité et détermination de combattants redoutables et aguerris . Après une accalmie, en fait une ruse, du défunt roi du Maroc, qui fit croire à sa disponibilité de discuter avec les représentants politiques du peuple sahraoui, une stabilité s’instaura entre l’Algérie et le Maroc et cela dura jusqu’au bouleversement que le peuple algérien connut au cours de la décennie noire. Après les tragiques évènement connus par l’Algérie auquel le Maroc se réjouissait , l’accession d’Abdelaziz Bouteflika au pouvoir entrecoupée par la mort de Hassan Deux et la succession au trône de son fils Mohamed VI  les tentations annexionnistes d’un Makhzen gouverné par des faucons qui entouraient un nouveau roi dont la faiblesse des décisions ne faisaient aucun doute virent le jour et le retour à la force au mépris de la négociation s’instaura de manière définitive. Depuis lors le Maroc considère l’Algérie comme l’ennemi principal qu’il faut éliminer soit diplomatiquement soit militairement. D’où cette reconnaissance contre nature de l’entité sioniste et la signature avec le régime de Tel Aviv d’une aide tactique défensive mais aussi offensive dirigée contre l’Algérie. Allant encore plus loin de ce qu’il croit être un encerclement diplomatique de l’Algérie le régime de Rabat qui utilise comme il le veut cette marionnette qu’est devenue le roi Mohamed VI a proposé à la France dirigée par Emmanuel Macron lequel entretenait des relations exemplaires avec l’Algérie, un deal, dont on ne connait pas, jusqu’à présent l’objet, lequel semble t-il a séduit le président français, le poussant ainsi à remettre en cause une amitié solide établie avec le président algérien et co signée  par une déclaration commune dite d’Alger, laquelle introduisait dans la durée un partenariat d’une exceptionnalité exemplaire. Tout cela fut remis en cause par ce deal secret conclu entre l’Elysée et le roi du Maroc. Des observateurs avisés de la politique parlent d’une sorte de délaissement complet de la souveraineté marocaine au profit de la France qui agirait dorénavant avec le Maroc comme au bon vieux temps du protectorat. Cela doit être probablement ce qui s’est passé entre Rabat et Paris car on ne comprend pas comment, en un laps de temps aussi court cette France macronienne si proche de l’Algérie ait soudainement opéré ce revirement spectaculaire en reconnaissant une marocanité du Sahara occidental. C’est en fait une déclaration de guerre par Maroc interposé que vient de faire l’Elysée à l’Algérie. L’Algérie, de son coté doit se ressaisir et oublier comme le font les autres la légalité internationale car celle  ne sert plus à rien. La diplomatie par le biais du Palais de verre sis à New York ne sert plus à grand-chose. C’est le temps du rapport de force. Qu’est ce qui nous empêche, nous Algériens de ne pas en faire usage. Nous aussi nous pouvons aider militairement et puissamment les Sahraouis à récupérer leur pays annexé par le Maroc, tout comme le fait l’Europe avec l’Ukraine et cela ne dérange personne.  Au fait  aucun pays ne nous blâmera si nous nous avisons de le faire.                

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