Réunion du Gouvernement:
L’Éducation nationale au cœur des priorités

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Par Naima Allouche—/—

Le Premier ministre, Nadir Larbaoui, a présidé, hier, une réunion du Gouvernement largement consacrée au secteur de l’Éducation nationale, selon un communiqué du Premier ministère.

Lors de cette réunion, le Gouvernement a poursuivi l’examen de l’avant-projet de loi modifiant la loi 83-12 du 2 juillet 1983 relative à la retraite, dans sa partie concernant les enseignants relevant de l’Éducation nationale. Cette révision vise à mieux prendre en compte les spécificités de la carrière enseignante et à offrir un cadre plus équitable pour le départ à la retraite, tout en tenant compte des évolutions démographiques et sociales. Cette réforme s’inscrit dans une démarche plus large d’amélioration du système éducatif national, conformément aux orientations du Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui accorde une attention particulière à la valorisation du corps enseignant et à la modernisation de l’école algérienne. Elle répond également à la volonté de renforcer l’attractivité du métier d’enseignant et d’assurer la stabilité du personnel éducatif. Par ailleurs, bien que la réunion ait également abordé d’autres secteurs, tels que l’Hydraulique et l’Enseignement supérieur, la question de l’Éducation nationale a occupé une place centrale, traduisant la volonté du Gouvernement de faire de l’école un pilier fondamental du développement national. Il est à noter que l’attention renouvelée portée au secteur de l’Éducation nationale par les hautes autorités du pays reflète une prise de conscience des défis structurels que connaît l’école algérienne. La réforme du système de retraite des enseignants, souvent source de crispation, marque une étape importante dans la reconnaissance de la pénibilité et de l’engagement que requiert ce métier. Toutefois, cette initiative ne saurait suffire à elle seule. Elle devra s’accompagner d’une réforme pédagogique ambitieuse, d’une revalorisation des salaires, d’une amélioration des conditions de travail et d’un investissement soutenu dans l’infrastructure scolaire. Le système éducatif ne peut progresser sans une vision cohérente, centrée sur la qualité de l’enseignement, la formation continue et l’autonomie des établissements. C’est à ce prix que l’école algérienne pourra réellement devenir un levier de transformation sociale et de développement durable

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