La France nargue l’Algérie :
La récompense littéraire de Sansal, un acte politique

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Boualem Sansal, cet algérien qui a obtenu il y a peu la nationalité française pour critiquer constamment l’Algérie et son Etat vient de recevoir un prix littéraire à consonance politique comme c’était le cas pour Andrei Sakharov au temps de la guerre froide. Cette récompense est un acte résolument politique visant à agacer l’Algérie.

En effet on ne voit pas comment il peut en être autrement car en toute transparence Boualem Sansal est un écrivain sans aucun talent littéraire, c’est pourquoi l’Académie Française a rejeté une demande de son admission dans cette prestigieuse institution. La majorité de ses membres a considéré que pour mériter un tel droit il faut démontrer des capacités d’écriture qui suivent un protocole strict où se mêlent une connaissance parfaite de la langue française dont le substrat est latin. Cela veut dire que l’auteur devant être admis au sein de cette académie doit avoir fait des études littéraires classiques, autrement dit connaitre parfaitement l’usage du latin et  écrit des livres de littérature purement  classiques. Or Sansal a fait toutes ses études en Algérie du primaire au supérieur. La post graduation, il l’a faite en France où il confirma son diplôme d’ingénieur. Or un parcours aussi technique ne peut être confondu avec  un parcours littéraire et de surcroit dans la langue française, la plus classique qui soit. D’où le refus motivé par les membres de l’académie française. Alors pourquoi une telle récompense, laquelle, rappelons le encore une fois, n’a absolument rien à voir avec un quelconque talent littéraire attribué à cet auteur et surtout pourquoi maintenant ? Il ne faut pas être sorcier pour comprendre qu’une telle récompense signifie une sorte de pied de nez adressé à l’Algérie. Une algérophobie qui agite le pouvoir politique français représenté à l’Elysée mais aussi au niveau du parlement européen dominé par la droite et qui  a de tout temps voulu  imposer sa perception purement occidentale des droits de l’homme, affichant un total mépris de ce que pense l’écrasante majorité des pays  qui font partie de ce qu’on désigne sous le terme de sud global concernant cette question. Donc Sansal est assimilé à Andrei Sakharov ce physicien qui a défié le pouvoir soviétique de l’époque de la guerre froide. Quelle comparaison absurde! C’est là où on aperçoit la supercherie médiato-politique orchestrée par Paris qui veut faire croire que l’Algérie est gouvernée par un régime néo stalinien, comme celui qui existait en URSS avant la chute du mur de Berlin. C’est cet argument que l’Elysée développe en ce moment pour faire pression sur l’Algérie en vue de libérer Boualem Sansal. Cette méthode du bâton et de la carotte (celle de demander humblement la libération de cet homme pour des raisons humanitaires) ne passe pas. Boualem Sansal passera son jugement en appel fixé le26 juin prochain et il aura l’occasion de défendre sa cause sur les faits qui lui sont reprochés et pour lesquels il a été condamné, en première instance à cinq ans de prison ferme. Qu’il ait 80 ans ou qu’il soit faible physiquement, cela n’entre nullement en ligne de cause. Ce sont les juges qui présideront le procès en appel de cet accusé qui rendront leur verdict. Que celui–ci  soit clément ou sévère, c’est une décision de justice d’un pays souverain qui ne se laisse nullement influencer par une jérémiade de celle d’une récompense littéraire.

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