La polémique consistant à savoir qui a été le gagnant de cette guerre entre Israël et l’Iran via les Etats–Unis est naturellement différemment commentée. La première déclaration vient de Trump. Pour lui le « job » ayant été fait il est temps de passer à autre chose. Pour Netanyahu « l’Iran est à genoux ». Enfin le principal intéressé car c’est lui qui a été agressé «Rien n’est fini et que tout pourra reprendre à tout instant»
Voila où on en est. Chaque partie réclame une victoire sans que l’on sache précisément de quelle victoire il s’agit. En fait de chaque coté où on se place et commençons par Donald Trump le premier. Celui-ci est bousculé par sa base électorale et une partie du parti qui le soutient. Il a apparemment saisi le message, celui d’arrêter les frais avant que cela ne dégénère et que la situation s’enlise au point de devenir incontrôlable comme cela s’est passé en Irak dont une grande partie des Américains reste jusqu’à ce jour traumatisée et ne veut plus qu’un tel scénario ne se reproduise. Parmi ces américains il y a 99% des vétérans qui ont participé à ce qu’ils nomment la sale guerre d’Irak (celle de 2003 évidemment) et ces vétérans, leurs familles et leurs amis représentent 50% des fans inconditionnels de l’actuel président des Etats –Unis. Dans le cas des Démocrates, bien qu’inaudible ces derniers temps, on commence à s’agiter et on élève la voix même si celle –ci n’inquiète pas, du moins pour le moment, le clan Trump mais il y a quand même une inconnue, les élections de mi mandat qui auront lieu dans un an. Celles -ci renouvelleront la composante du Congrès américain (Chambre des représentants et Sénat) . Si le parti républicain subit un revers électoral et perd sa majorité au niveau des deux chambres parlementaires, la marge de manœuvre de Trump serait considérablement réduite. Il ne pourra plus gouverner comme il le fait maintenant. Coté sioniste et en premier celui qui le représente, Benyamin Netanyahu, on sait pertinemment et ce sont les militaires de son armée qui le disent que cette attaque préventive contre cet ennemi séculier qu’est l’Iran et qui le reste toujours, valait le coup d’être menée même si elle n’a pas atteint réellement son but: La destruction présumée de l’arsenal nucléaire iranien . Les frappes israéliennes conte les sites supposés abriter toute l’armada nucléaire iranienne n’avaient été que partiellement touchés, plutôt en surface qu’en profondeur car les bombardiers israéliens n’ont pas ces bombes puissantes possédées exclusivement par leurs alliés américains et même après les bombardements effectués par ces fameux B22 durant la nuit du samedi à dimanche dernier on n’est aujourd’hui pas sûrs à cent pour cent que les installations situées dans les sites bombardés qui se trouveraient (il faut toujours parler au conditionnel) à 80 mètres en profondeur d’un rocher montagneux aient été endommagées comme le prétendent les Américains et les sionistes. En effet il y a un doute majeur qui subsiste si tant est que ces sites contenaient encore et l’uranium enrichi et les centrifugeuses, ce qui reste à confirmer et on sait qu’il n’y a aucune image pouvant le confirmer, sauf celles fournies par les satellites américains. Ceux -ci montrent des dommages effectués seulement en surface. Ces frappes américano -israéliennes avaient ils réellement retardé la fabrication de la bombe atomique iranienne ? Pas sûr du tout affirment des experts militaires de l’OTAN qui ont suivi de près le déroulement des derniers évènements mais aussi de l’AIEA qui a déclaré qu’aucune émanation radioactive n’a été signalée après les bombardements d’abord israéliens puis américains sur les trois cites de Fordous, de Nathanz et d’Ispahan. Or si vraiment il y avait un stade avancé de fabrication de réceptacles devant transformer l’uranium enrichi qui se serait trouvé sur place il y aurait eu, immanquablement une catastrophe semblable à celle que connut Tchernobyl dans les années 80. Cependant pour Netanyahu la victoire est là et il serait inutile de la commenter en profondeur. Cette victoire à la Pyrrhus lui suffit largement pour sauver sa peau et son avenir politique qui était très gravement compromis avec l’abandon des otages à Ghaza. Ghaza dont on ne parle plus et qui continue à compter chaque jour ses morts. Par ailleurs le premier ministre israélien a été terriblement ébranlé par la capacité des iraniens à toucher des villes israéliennes au nord, au sud et au centre, provoquant des victimes et de nombreux blessés malgré l’existence d’une multitude d’abris souterrains et surtout l’inefficacité prouvée de ce fameux dôme de fer dont les israéliens n’ont cessé de louer son impénétrabilité .La population israélienne n’a jamais eu autant peur que durant ces douze jours de guerre avec l’Iran . Les juifs vivant en Israël ont de plus en plus le sentiment d’être enfermés dans une sorte de forteresse assiégée. Une grande lassitude est en train de gagner cette population dont on sait qu’elle a une peur terrifiante de mourir, ce qui n’est pas du tout le cas ni des palestiniens ni des iraniens, lesquels, pour eux mourir est synonyme du Martyr. Alors la conclusion de cette guerre des douze jours ou peut être un peu plus s’il n’y a pas de respect significatif d’un cessez le feu signifie t-elle réellement le commencement de la fin ou celui d’un commencement qui aura pour nom ni guerre ni paix ?
