Double standard et silence complice:Quand les médias occidentaux hiérarchisent l’horreur

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L’émotion mondiale face à la tragédie humaine est, ou devrait être, universelle. Pourtant, l’actualité récente met en lumière un phénomène consternant: le traitement médiatique occidental des victimes et des conflits semble obéir à une logique de double standard profondément indigne et contraire à l’esprit des droits humains. Alors que l’État d’Israël mène des opérations militaires dans les territoires palestiniens, les bilans sont d’une brutalité insoutenable. Selon des chiffres communiqués, le nombre de morts palestiniens atteignait hier le chiffre terrifiant de 70 624. Ce décompte macabre, qualifié par de nombreux observateurs de crime contre l’humanité, voire de génocide par certaines organisations et États, devrait logiquement provoquer un émoi constant et une couverture médiatique acharnée. Face à cette catastrophe humanitaire, on observe une retenue frappante des grandes chaînes de télévision et des médias occidentaux, notamment français. Les reportages sont souvent factuels, parfois minimisés, et le terme de «génocide» ou même de «terrorisme d’État» est systématiquement éludé, au profit de narratifs axés sur la «riposte» ou la «sécurité d’Israël». Or, il suffit de se remémorer un événement tragique, comme l’attaque ayant coûté la vie à douze personnes juives en Australie, pour constater un emballement médiatique sans précédent par des couverture ininterrompues. Les chaînes d’information en continu ont basculé en mode alerte maximale, consacrant des heures de direct, des débats passionnés, et une condamnation unanime et immédiate de l’acte terroriste avec émotion et compassion se cachant derrière l’antisémétisme. L’empathie et le chagrin des animateurs de télés exprimés étaient sincères, soulignant la valeur inestimable de chaque vie perdue. Mais c’est précisément là que réside l’indécence. Comment justifier que la mort de 70 624 Palestiniens, en majorité des civils, dont des milliers de femmes et d’enfants, n’entraîne pas le même branle-bas médiatique que la mort de douze victimes ailleurs ?
La hiérarchisation de la douleur
Ce comportement trahit une hiérarchisation de la douleur humaine inacceptable. Il semble que certaines vies aient plus de valeur aux yeux des rédactions et des éditorialistes occidentaux que d’autres. Victimes «acceptables» : La souffrance palestinienne est souvent reléguée au rang de dommage collatéral d’un conflit complexe, ce qui désamorce l’urgence morale et humanitaire. Les médias occidentaux sont largement accusés de refléter un biais pro-israélien et de minimiser les exactions de Tsahal, manquant ainsi à leur devoir d’équité et d’impartialité. Ce double standard est une honte. Il n’y a pas de « bonnes » ou de « mauvaises » victimes. Le devoir d’un média est de dénoncer l’injustice et la violence, quelle que soit l’identité de l’agresseur ou de l’agressé. Un appel à l’équité et aux droits humains. Loin de toute apologie du terrorisme, que nous condamnons fermement sous toutes ses formes, il est impératif de dénoncer avec la même vigueur le terrorisme d’État et les agressions massives contre les populations civiles, comme celles perpétrées par Israël.Le rôle des médias est de servir de contre-pouvoir et de conscience morale. En choisissant de focaliser l’attention sur certains drames tout en minimisant l’ampleur d’un désastre humain de cette ampleur, ils participent activement à une délégitimation de la cause palestinienne et à l’acceptation tacite de l’horreur.Il est temps d’exiger que les droits humains et le droit à la vie soient respectés sans distinction, et que les médias occidentaux mettent fin à cette honteuse politique de deux poids deux mesure.

 

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