Il y a des retraites qui s’apparentent à de longs naufrages. Xavier Driencourt, ancien ambassadeur de France en Algérie, en est l’illustration pathétique. Déclaré persona non grata par Alger, celui qui semble ne jamais avoir digéré son expulsion médiatisée s’est une nouvelle fois illustré sur TVL, une officine médiatique dont les relents xénophobes ne sont plus à démontrer. Dans un délire frisant la paranoïa, Driencourt tente de vendre une thèse grotesque : un prétendu complot « militaro-islamo-anglo-saxon » pour assassiner la langue française en Algérie. Rien que ça.
Pour Driencourt, atteint du délire paranoïaque nostalgique du colonialisme ne cesse de remuer ciel et terre pour faire admettre à qui veut le croire que chaque décision souveraine de l’Algérie est une agression personnelle contre la France. Dans son esprit étroit, l’essor de l’anglais ne peut être qu’un complot ourdi dans l’ombre. Il accuse pêle-mêle les militaires, les religieux et, comble du ridicule, les ambassadeurs américain et britannique, coupables à ses yeux de faire… leur travail. Ce que ce diplomate aux abois appelle une «complicité» n’est en réalité que le constat d’un échec français. Si le français recule, ce n’est pas par complot, c’est par obsolescence. Mais pour un esprit encore prisonnier du logiciel colonial, l’idée que l’Algérie puisse choisir ses alliés et ses outils linguistiques sans demander la permission à Paris est tout simplement insupportable. il ne admettre que l’Algérie n’est plus le «jardin» de personne. Xavier Driencourt pleure sur un passé qui n’existe plus que dans ses rêves impérialistes. L’Algérie de 2025 n’est la chasse gardée de personne. Le choix de l’anglais n’est pas une trahison, c’est un acte de libération intellectuelle. Pourquoi l’Algérie resterait-elle enchaînée à une langue dont l’influence s’étiole, quand le monde entier communique, commerce et innove en anglais ? L’anglais est la langue de la puissance mondiale, le français celle des nostalgiques. L’anglais est la langue de l’avenir, le français celle d’un passé que Driencourt voudrait éternel. Vouloir imposer le maintien du français comme seule langue étrangère dominante relève d’un mépris souverain pour les intérêts du peuple algérien. L’Algérie choisit l’universalité contre le repli identitaire que lui propose l’ancien ambassadeur.
Driencourt sur TVL : Le venin de la frustration
En allant déverser sa bile sur des plateaux télévisés d’extrême droite, Driencourt finit de briser le masque de la « diplomatie ». On y voit l’homme nu : un idéologue frustré, incapable d’accepter que l’Algérie est une nation majeure qui décide seule de son destin. Ses propos ne sont pas une analyse politique, ce sont les aboiements d’un fonctionnaire déchu qui ne supporte pas d’avoir été mis à la porte par une nation qui ne le craint plus. L’Algérie avance. Elle apprend l’anglais, elle multiplie les partenariats mondiaux et elle enterre, une fois pour toutes, les prétentions paternelles de personnages de la trempe de Driencourt. Que ce dernier continue de s’agiter dans les marécages de la fachosphère française : le train de la souveraineté algérienne est déjà loin, et il ne s’arrêtera pas pour écouter ses complaintes.
