L’Algérie en 2025:
L’affirmation d’un leadership multidimensionnel en Afrique

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L’année 2025 marque un tournant décisif pour la diplomatie algérienne. Sous l’impulsion du président Abdelmadjid Tebboune, Alger ne se contente plus d’un rôle de médiateur historique, mais s’impose désormais comme une force motrice institutionnelle au sein de l’Union africaine (UA). Selon certains observateurs cette présence consolidée repose sur trois piliers majeurs : l’influence politique, l’architecture de sécurité et le rayonnement socio-économique. L’Algérie a réussi à placer ses cadres aux postes clés des instances décisionnelles africaines, témoignant d’une reconnaissance de son expertise. En effet l’élection de Selma Malika Haddadi à la vice-présidence de la Commission de l’UA place l’Algérie au cœur du moteur exécutif de l’organisation. Avec les nominations de Chafika Bensaoula (Cour africaine des droits de l’homme) et de Sabrina Kahar (Comité d’experts sur les droits de l’enfant), Alger réaffirme son engagement pour l’État de droit à l’échelle continentale.Face aux menaces d’instabilité, l’Algérie a déployé une stratégie de « sécurité préventive » à travers plusieurs initiatives fortes. Son retour au Conseil de Sécurité lui permet d’orienter les résolutions sur les conflits majeurs.La création de la « Carte continentale de sécurité » constitue un outil de veille proactif permettant d’anticiper les crises avant leur escalade. La réactivation du sous-comité dédié au terrorisme et l’institutionnalisation des dialogues avec le groupe A3 à l’ONU renforcent le poids de la voix africaine sur la scène mondiale. Diplomatie de la mémoire et économie du futur et lie son passé de lutte pour l’indépendance aux enjeux de la modernité.
Le processus d’Oran et la déclaration d’Alger
En accueillant le séminaire de haut niveau sur la paix et la conférence sur les crimes du colonialisme, le pays se positionne comme le gardien de la conscience historique africaine. Le succès de la 4ème Conférence africaine des Start-up démontre une volonté de transformer le potentiel intellectuel de la jeunesse africaine en levier de souveraineté technologique. Cette offensive diplomatique ne se limite pas à une présence de prestige. Elle vise à bâtir une « Afrique des solutions », capable de gérer ses propres crises sans ingérence extérieure, tout en devenant un acteur économique incontournable.

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