Écoute-moi bien, Driss Ghali, toi le « Marocain de service » qui s’improvise procureur de la jeunesse algérienne. Tu te penses au-dessus de la mêlée, drapé dans ton costume de diplômé en sciences politiques, mais tu n’es qu’un complexé de l’histoire qui projette ses propres frustrations sur un peuple qui, lui, a su dire « non ». Balaye devant ta porte avant de regarder l’Algérie.
Tu parles de « mal-élevés » et de « clichés ambulants », mais as-tu regardé l’état du pays dont tu défends si fièrement l’intégrité ? Tu t’acharnes sur l’Algérie pour oublier que ton propre pays, le Maroc, vit encore dans l’ombre portée d’un protectorat français qui n’a jamais vraiment pris fin. Pendant que tu fais la leçon aux Algériens sur leur « traumatisme », ton pays d’origine s’enfonce dans une soumission économique et culturelle totale à la France. Tu parles de « routes et d’hôpitaux » légués par la colonisation ? Regarde les campagnes marocaines, délaissées, où le « martyre » social est une réalité quotidienne loin des palais de Rabat. L’Algérie te hante parce qu’elle est souveraine. Ta haine n’est que la face cachée de ta jalousie. Tu ne supportes pas que l’Algérie, contrairement à ton pays « protectorat », ait arraché sa liberté dans le sang et les larmes. L’Algérie ne demande pas la permission pour exister ; elle ne quémande pas de bons points à Paris. Toi, tu es l’archétype du colonisé mental. Tu t’attaques à l’Algérie pour complaire à tes maîtres et pour faire oublier que le Maroc est devenu le terrain de jeu à bas prix de l’Europe. C’est plus facile de cracher sur un supporter de foot que de dénoncer l’exploitation de ton propre peuple, n’est-ce pas ?
Driss Ghali brûle tes illusions et occupe-toi du Maroc
Tu conseilles aux algériens de « brûler leur passeport » ? Commence par brûler tes œillères. Si tu as tant d’énergie pour écrire des pamphlets, utilise-la pour soigner la « maladie » de ton propre pays : l’analphabétisme, la pauvreté endémique et cette dépendance servile de la France et d’Israel qui vous empêche d’être réellement souverains. Le « vide de l’intérieur », c’est toi. Tu es vide de toute dignité nationale. Tu es le « traître » dont tu parles, celui qui vend la mèche pour une tape sur l’épaule de l’extrême droite française et des larbins deCnews. La coupe est pleine de ton hypocrisie laisse l’Algérie et ses supporters tranquilles. Ils ont une fierté que tu ne connaîtras jamais, car la fierté ne s’apprend pas dans les écoles de sciences po, elle se forge dans la résistance et dans les batailles. Ton texte n’est pas une analyse, c’est un aveu de faiblesse. Tu es l’embarras de la rive sud, le petit télégraphiste d’un néocolonialisme qui te méprise autant qu’il nous méprise. Retourne t’occuper de ton protectorat, Driss le marochiens, l’obséquieux et l’adepte de la courbette. Il y a assez de misère et de soumission là-bas chez toi pour t’occuper jusqu’à la fin de tes jours. Driss le marochien, regarde la poutre dans l’œil de ton pays avant de chercher la paille dans celui du voisin. Tu parles de « succès de l’intégration » et de « cliniques dirigées par des Algériens » en France ? Mais as-tu regardé l’état du système de santé au Maroc ? Ton pays, ce « modèle » de stabilité que tu vantes sur ton site manumilitari, est une usine à fabriquer de l’exil. Pourquoi des milliers de jeunes Marocains risquent-ils leur vie chaque jour sur des pateras pour rejoindre l’Espagne ? Ce n’est pas pour le foot, Driss l’obséquieux, c’est parce que ton « protectorat » de luxe les laisse crever de faim. Le martyre, il est là : dans un pays où l’écart entre une élite insolente de richesse et un peuple qui survit avec des miettes est l’un des plus violents au monde. Tu reproches aux Algériens de ne pas connaître leur histoire ? Occupe-toi des millions de Marocains que ton système maintient dans l’analphabétisme pour mieux les asservir. C’est facile de briller à Paris quand on ignore volontairement la détresse du « Maroc inutile », celui des montagnes du Rif ou de l’Atlas, que ton pouvoir central méprise depuis des décennies.
La souveraineté de façade
Tu te dis défenseur de l' »intégrité territoriale », mais quelle est cette intégrité qui dépend du bon vouloir de Tel-Aviv ou de Washington pour exister? L’Algérie, elle, ne vend pas son âme pour une reconnaissance diplomatique de pacotille. Elle reste debout, souveraine, là où ton pays se vend au plus offrant pour maintenir ses illusions coloniales et développer le tourisme de la honte : Tu parles de « clichés détestables » ? Le vrai cliché détestable, c’est de voir le Maroc transformé en club de vacances pour Européens en mal de sensations, où la dignité des habitants est sacrifiée sur l’autel du Dieu Tourisme. C’est ça, ton « progrès » ? C’est ça, la « nuance » que tu nous vends ? Tes écrits ne sont que le paravent de ta honte. Tu t’attaques à l’Algérie parce qu’elle te rappelle tout ce que le Maroc n’a pas osé être : un pays qui a divorcé par la force d’avec son colonisateur au lieu de rester son éternel subalterne. Ton mépris pour les supporters algériens n’est que le reflet de ta peur de voir un peuple fier. Range ton arrogance de diplômé et va donc distribuer tes « baffes » pédagogiques dans les rues de Casablanca ou de Marrakech, là où la jeunesse marocaine attend autre chose que tes théories fumeuses pour sortir de la misère.
