Dans une tentative désespérée de ternir l’éclat historique de la visite du Pape Léon XIV en Algérie, l’appareil de propagande marocain a cru bon de transformer un banal accident domestique survenu à Blida en une prétendue menace terroriste. Cette manœuvre grossière, orchestrée pour distiller l’inquiétude et chahuter la sérénité exemplaire d’un État algérien en plein triomphe diplomatique, s’est retournée contre ses auteurs avec une ironie aussi tragique que foudroyante. Moins de vingt-quatre heures après avoir tenté de calomnier le voisin algérien, c’est le Maroc lui-même qui plonge dans l’effroi. Une déflagration d’une violence inouïe a littéralement pulvérisé un complexe hôtelier, laissant derrière elle un bilan provisoire de quinze morts et des dizaines de blessés, tandis qu’une seconde explosion venait confirmer l’ampleur du désastre. Face à cette déroute sécuritaire que le palais royal ne peut plus dissimuler, un ministre marocain a été contraint d’admettre l’impensable : le royaume est la cible d’actions terroristes d’envergure. Ce drame met à nu la fragilité d’un système qui, à force de scruter les moindres faits divers chez son voisin pour les travestir en périls, en a oublié de protéger son propre territoire et sa propre population. Alors que l’Algérie, sous les yeux du monde et du Souverain Pontife, affiche une maîtrise absolue de son espace et une paix civile retrouvée, le Maroc se retrouve confronté à ses propres démons intérieurs. Les accusations de terrorisme portées contre l’Algérie pour faire diversion n’étaient en réalité qu’un écran de fumée destiné à masquer une vulnérabilité sécuritaire que les autorités de Rabat ne semblent plus en mesure de contenir. En voulant jouer avec le feu de la calomnie, le Makhzen a fini par se brûler à l’incendie de sa propre instabilité. Aujourd’hui, les larmes des familles marocaines et les décombres de leurs infrastructures témoignent d’une vérité amère : l’ennemi n’était pas là où le discours officiel tentait de le situer. Ce tragique retour de bâton souligne la déchéance d’une gouvernance qui préfère la guerre de l’image à la réalité de la protection de ses citoyens, laissant un pays en deuil face à l’échec sanglant d’une stratégie de la tension qui vient de voler en éclats
