A l’occasion de la nouvelle année, le président de la république, M. Abdelmadjid Tebboune, a adressé ses vœux solennels a peuple algérien. Dans son intervention, le chef de l’État se veut résolument optimiste. Pour lui cette année sera celle de la relance de l’économie nationale et rien ne saura arrêter les plans du gouvernement pour concrétiser cet objectif majeur.
Il semble que malgré la situation sanitaire du pays qui est actuellement en dents de scie, la préoccupation majeure du président est la relance de l’économie. Pandémie ou pas il faut avancer et se consacrer à toutes les possibilités devant permettre la remis e en marche du moteur de l’économie. On ne peut plus retarder davantage les échéances. C’est donc maintenant ou jamais, semble dire le président. Le chef de l’État en appelle au sens des responsabilités collectives et individuelles. Ce seront celles-ci qui feront reculer la pandémie si celle-ci continue à faire des siennes. Vivre avec le risque est désormais l’option retenue. À présent que l’Algérie dispose de la suffisance vaccinale, il n’y a pas de raison de prendre des mesures contraignantes qui mettraient à mal la reprise de toutes les activités économiques. Ce message du président à la nation à l’occasion de cette nouvelle année a été précédé 24 heures avant par la signature de la moi de finances 2022. Une LF mesurée qui permettra au budget de l’État d’atteindre le bon équilibre même si les déficits seront au rendez-vous. Ces déficits, on l’a compris, sont nécessaires pour permettre aux citoyens de faire face à l’inflation qui sera toujours élevée en 2022. Un peu plus de pouvoir d’achat avec le relèvement du point indiciaire concernant les salaires de la fonction publique, un allègement conséquent de l’IRG et peut-être, du moins c’est à l’étude un petit relèvement des pensions de retraite Il est aussi prévu des dérogations pour certaines importations qui concernent les intrants et des équipements d’installations industrielles. Pourtant toutes ces dispositions contenues dans la loi de finances de cette année ne feront pas la différence si la restructuration de l’économie n’est pas mise en place. Ce sera cette année. La reconfiguration commencera dès ce mois. Il y aura de sérieux ajustements structurels qui toucheront le secteur public économique. Il est certain que dès cette année le monopole de l’État sur une majorité d’entreprises publiques, à l’exception de celles considérées comme stratégiques, cessera. L’actionnariat privé se substituera à celui de l’État, ce sera fait avec la réorganisation du système boursier qui deviendra opérationnel au cours des prochains mois.Il sera également procédé à l’ouverture du capital des banques publiques afin de rendre celles-ci plus opérantes dans l’accompagnement des projets économiques. L’autre changement à retenir concernera l’encouragement par l’État des exportations hors hydrocarbures qui commencent à donner des résultats positifs quoiqu’encore insuffisants.Il y aura plus de souplesse à partir de cette année et cela s’amplifiera au cours des prochaines années. Cette année sonnera également le départ des énergies renouvelables, le solaire principalement, afin d’alléger notre consommation intérieure d’énergies fossiles et permettre en même temps d’exporter plus de ce type d’énergies pour gonfler notre matelas de devises tant que le pétrole et le gaz continuent d’être vendus. 2022 sera l’année des défis.
