Il semble bien que sénateurs et députés représentant la wilaya d’Annaba dans les deux chambres du parlement soient aux abonnés absents. On ne les a pas tellement vus dans l’hémicycle ni d’ailleurs dans leurs bureaux de la circonscription qui les a élus. On se souvient comme si c’était hier de la campagne électorale pour les législatives. Ils étaient omniprésents et faisaient des promesses à profusion. Une fois élus, ils firent quelques apparitions frappantes par leur soudaineté mais qui se sont espacées depuis jusqu’à ne plus laisser aucune trace de ces représentants du peuple. Est-ce que cet absentéisme car il n’y a pas un autre terme pour qualifier ce vide sidéral de ces personnalités politiques est général à toutes les wilayas où est-ce seulement à Annaba qu’on le constate ? Une telle question mérite une réponse car si ce phénomène est répandu à travers le territoire national c’est grave ! Si c’est une caractéristique de notre bonne et chère wilaya (Annaba) il ne nous étonne pas tellement car il y a récurrence. Annaba, en effet, se distingue de toutes ses consœurs du pays et accumule les reproches que ses habitants ne cessent de formuler à son encontre. Lanterne rouge dans les domaines de l’investissement et de la croissance innovante, de celle qui crée de la richesse et de l’emploi elle l’est aussi dans le développement des infrastructures urbaines : vieille ville en ruine, constructions d’immeubles dans des zones protégées, réactivation en berne du projet d’un tramway où se trouve paradoxalement l’usine qui monte les rames. Toute une panoplie de griefs qui s’entassent, année après année et qui ont fait de cette wilaya l’exemple qu’il faut éviter de suivre. Ce qui nous amène à parler de nos élus qui finalement ne font pas l’effort attendu d’eux pour secouer le cocotier. Une hibernation qui se révèle emblématique.
