À cause de la guerre en Ukraine:
L’urgence climatique passe au second plan

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Après la COP 26, on croyait que cette année et celles suivantes allaient enfin réguler relativement le réchauffement climatique qui concerne toute la planète. Des propositions allant dans ce sens avaient été prises et un léger espoir pointait à l’horizon. Ce qui se passe actuellement au cœur de l’Europe a fait fondre un tel espoir comme neige au soleil.

Les mouvements écologiques craignent le pire et ils tirent la sonnette d’alarme sauf que plus personne ne les écoute car l’urgence est ailleurs, elle a changé de direction. Par exemple l’Allemagne qui s’est totalement dénucléarisée et qui dépend pour 55% de son énergie du gaz russe subit actuellement ce qui se passe en Ukraine. Ce pays est donc obligé d’augmenter sa production de charbon et d’en utiliser le maximum, ce qui augmentera davantage l’effet de serre, lequel ne cesse d’augmenter après avoir été plus ou moins contenu ces deux dernières années. L’Allemagne n’est pas le seul pays à être dans ce cas car ses voisins de l’Est, comme la Pologne, La Roumanie, La Hongrie et tous ces pays voisins du sud comme la Slovaquie, la république tchèque et l’Autriche sont également dépendants du gaz russe alors ils se tournent vers le charbon, du moins pour ceux qui en disposent suffisamment comme c’est le cas de la Pologne. À présent que toutes les attentions sont braquées sur ce conflit et ce qui en suivra les politiques souverainistes regagnent du terrain. Tout ce qui était jusqu’ici considéré comme mondialisé n’est plus d’actualité. Le multilatéralisme combattu énergiquement par Donald Trump lorsqu’il était aux commandes des États-Unis semble aujourd’hui fossilisé. Le nouveau maître de la Maison Blanche, partisan de ce concept est aujourd’hui obligé de suspendre son euphorie pour se consacrer à la géopolitique très éloignée de ce multilatéralisme si cher également aux européens qui n’en font plus une priorité. Actuellement on parle beaucoup plus du nucléaire civil comme alternative aux énergies fossiles. On s’est rendu compte que les énergies renouvelables comme le solaire, les éoliennes, celle à base d’hydrogène et celle dite verte ne pourront à elles seules se substituer aux énergies fossiles comme le pétrole, le gaz naturel et le charbon. Alors on pense à nucléariser l’énergie sauf qu’une majorité des pays de l’Union européenne hormis la France et la Belgique n’ont pas l’expérience acquise dans ce domaine pointilleux et potentiellement dangereux. Il leur faudra des années pour pouvoir substituer leur dépendance au pétrole, gaz et charbon par des centrales nucléaires et il ne s’agira pas d’une seule par pays mais de plusieurs. Pour cela il leur faudra puiser dans leurs budgets et considérablement car disposer de deux ou trois centrales nucléaires, sinon plus, engagera non seulement des investissements énormes mais un délai assez long. Tout le temps qu’il faille pour pouvoir y arriver. Il faudra un minimum de six ou de sept années et d’ailleurs il n’est pas du tout sûr que leurs populations accepterontce changement car ce qui s’était passé à Fukushima au Japon est toujours dans les esprits. Pendant ce temps le réchauffement de la planète continue et augmente d’année en année. La régulation de ce réchauffement de 2 degrés pour l’horizon 2030 est devenue une illusion. En fait il faudra s’attendre au cours des prochaines années à des bouleversements climatiques qu’on ne peut imaginer l’ampleur aujourd’hui. Tous les experts pronostiquent une élévation de la température à quatre ou même cinq degrés. Conséquences prévues : une élévation exponentielle du niveau des océans et mers et la disparition autour de 2050 des villes situées dans les zones côtières. Ne parlons pas de la plupart des iles de l’Atlantique et du Pacifique qui disparaîtront. Sans omettre également la sécheresse due à la raréfaction des eaux pluviales et celles des nappes phréatiques qui touchera particulièrement les pays de l’hémisphère sud mais le nord n’est pas aussi à l’abri de l’ampleur d’un tel phénomène climatique ; La plupart des pays du Moyen et du Proche orient connaitront la soif et leurs agricultures périront. L’enjeu du climat est aujourd’hui compromis et la conscience universelle se cantonne encore et toujours dans cet enfermement de société de consommation effrénée des produits de la terre et des forets qui disparaissent au fil du temps laissant une planète nue, brulée par les rayons ardents d’un astre soleil plus destructeur que jamais. Le monde d’après c’est maintenant qu’il faut songer car dans dix ans il sera trop tard.

 

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