Les importations de blé compromises:
Y aura-t-il une pénurie en Algérie

0
403

A actuellement 9 millions de tonnes de blé destinées à l’importation sont bloquées dans les ports ukrainiens en raison de la guerre. Dans ce tonnage figure du blé pour l’Algérie. A l’approche du Ramadan l’approvisionnement deviendra problématique bien que les autorités du pays rassurent en déclarant que le pays dispose de stocks suffisants. La question est : Pour combien de temps ?

Nous ne parlons pas du cout qui a atteint le taux record de 40%. L’arrêt des exportations des céréales en provenance d’Ukraine et de Russie, lesquels à elles seules, produisent plus du tiers de blé et de mais au niveau mondial, c’est ce qui a fait monter vertigineusement les prix au niveau planétaire. Aujourd’hui, au niveau du marché boursier, le blé est côté à son plus haut niveau depuis 2008.Cet arrêt des exportations a bouleversé le commerce mondial.Sachant que l’Algérie est le deuxième importateur de blé du continent africain et le cinquième du monde, il y a de quoi se poser des questions, non seulement en matière d’approvisionnement mais aussi en matière de coût car il faudra s’attendre à ce que la facture de nos importations de céréales soit susceptible de passer du simple au double. Certes le pays dispose de stocks prévisionnels pour, déclare-t-on, deux mois. Donc en ce qui concerne la période du mois de Ramadan, dont la date approche, il n’y aura pas, en principe, de pénurie de cette denrée essentielle du consommateur algérien. Nous disons bien en principe car il faut nuancer. En effet le comportement des consommateurs est imprévisible.  Beaucoup de citoyens comme cela s’est déjà vu avec l’huile de table, dernièrement, seront tentés d’acheter plus qu’il ne leur faut et stocker, privant ainsi ceux qui en ont le plus besoin, c’est-à-dire ceux qui disposent d’un revenu faible. L’État devra surveiller la tendance à la consommation de la semoule en pratiquant des contrôles non-stop sur la distribution et freiner au plus haut niveau toute forme de spéculation car il y en aura très vraisemblablement. Pour ce qui est de la suite, c’est-à-dire l’après-guerre, la politique d’approvisionnement doit être révisée et plus équilibrée. Il y aura du blé russe, du blé français et du blé canadien. C’est la seule solution pour que notre pays ne devienne dépendant d’un seul pays.

 

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici