Perspectives de croissance:
 Un dosage intelligent retenu

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La nouvelle stratégie économique retenue par le gouvernement n’est pas semblable à celles que le pays a connues depuis l’indépendance. Elle diffère par son contenu et surtout dans sa diversification. On peut parler d’un mille feuille économique où se mêlent les atouts traditionnels que représentent les hydrocarbures, la transformation minérale tournée vers l’exportation, l’agriculture et l’élevage intensif pour subvenir aux besoins de la population.

C’est donc une transformation radicale par rapport à ce que les Algériens ont connu. Il est surtout question de valoriser les ressources dont le pays dispose en suffisance. C’est le cas des hydrocarbures qui ont un rôle à jouer et pour longtemps avec les temps qui courent. Par valorisation le gouvernement n’hésite plus. Il a donné la possibilité à Sonatrach, en lui permettant d’avoir accès aux bénéfices engrangés par les ventes, de devenir offensive et ne pas se contenter comme auparavant de suivre à la lettre ce que le ministère de l’énergie lui demandait de faire. En acquérant cette autonomie comme celle qu’elle avait au temps de la présidence du défunt Houari Boumediene elle a pu en un temps record conclure des contrats juteux avec les italiens concernant le gaz et le pétrole et les chinois en ce qui concerne les engrais et fertilisants issus du phosphate dont les réserves sont considérées comme importantes.  Dans peu de temps et selon les contrats qui viennent d’être signés l’Algérie augmentera substantiellement ses livraisons de gaz au sud de l’Europe et doublera probablement sa production pétrolière avec la découverte en partenariat avec l’ENI d’un important gisement d’or noir. Ce sera également le cas avec ces deux grandes entreprises chinoises dans l’exploitation des gisements de phosphates répartis à travers le territoire national et leur transformation des produits bruts en fertilisants biologiques qui seront de plus en plus demandés à l’échelle mondiale. Il faut également retenir que ces deux formes de partenariat sont soumises à la règle 51/49% car il s’agit de secteurs stratégiques. Hormis ces deux grands domaines économiques, l’État ne cesse d’encourager le secteur de l’agriculture et de l’élevage en baissant considérablement les charges fiscales inhérentes à la production et en abaissant l’impôt sur les bénéfices des agriculteurs et des éleveurs. Il faut aussi ajouter que le gouvernement a donné des instructions fermes aux banques publiques d’accompagner ces derniers dans tout investissement considéré prometteur. À terme l’État envisage de réduire au maximum les importations de pommes de terre, de poudre de lait et selon les conditions climatiques de blé dur. Le pari est ambitieux mais réalisable à condition d’intéresser nos agriculteurs et éleveurs en achetant leurs produits moyennant un prix qui leur convient. De toute façon ce sera moins couteux que l’importation, laquelle se fait en devises. Dans sa nouvelle stratégie mise en place et concernant toujours notre commerce extérieur. Le nouveau code du commerce a levé toutes les contraintes subies par nos exportateurs de produits demandés à l’étranger. Il donne plus de possibilités à ces derniers d’écouler leurs marchandises sans passer par des relais bureaucratiques et très encombrants lesquels sont souvent liés à des faits de corruption. De plus ceux-ci pourront désormais ouvrir des bureaux de représentation commerciale à l’étranger pour écouler rapidement leurs produits destinés à l’exportation. Ce libéralisme affiché désormais par l’État tranche avec ce que nous avons connu depuis l’indépendance car il permet de mettre en place des synergies d‘opportunité longtemps bannies dans par nos planifications économiques. Cette façon de procéder va également libérer toutes les énergies qui existent actuellement dans la sphère économique mais qui ont toujours été bloquées par des lois économiques très contraignantes. Est-ce que cela entraînera l’intérêt de tous ces barons du circuit économiques informel qui verront que le vent a tourné et que les possibilités qu’ils avaient de se faire de l’argent grâce aux importations massives de produits écoulés clandestinement dans le pays seront réduites dans ce nouveau paysage économique qui se profile à l’horizon ? Sans doute pas dans l’immédiat mais à la longue ils s’apercevront qu’il vaut mieux jouer la transparence en s’intégrant dans ce nouveau modèle car ils finiront par en être de meilleurs bénéficiaires.

 

 

 

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